Outre les maladies du poirier, savez-vous qu’une grande variété de ravageurs sont susceptibles de menacer votre poirier ? Si vous observez des dégâts sur les poires, rameaux ou feuilles, il se pourrait que l’un d’entre eux en soit la cause. Mais comment identifier ces ravageurs ? Quels dégâts font-ils ? Et surtout, quelles mesures et traitements biologiques appliquer pour se débarrasser de ces indésirables. Nos conseils.
Nos solutions biologiques contre les ravageurs du poirier
Nous vous conseillons d’abord d’apporter des biostimulants à vos poiriers, ils sont un premier rempart contre ces ravageurs :
- Biostimulant arbre fruitier : à appliquer dès le débourrement (apparition des fleurs) jusqu’à la cueuillette, 1 application tous les 14 à 21 jours.
En piège contre le carpocapse :
- Piège Atrap carpocapse pommes et poires + phéromones Cydia pomonella mâle ou Phéromone Cydia pomonella mâle et femelle
Contre les différents ravageurs cités ci-dessous :
- Appliquez une préparation de Traitement bio pucerons et araignées rouges + Savon noir (pour l’anthonome, il faudra l’appliquer dès la formation du bourgeon jusqu’au stade boutons rosé, plusieurs applications sont nécessaires jusqu’à l’apparition de la fleur)
- Argile kaolinite
Pour tout renseignement ou problématique, n’hésitez pas à nous contacter.
Phytopte du poirier
Eriophyes pyri est un minuscule acarien invisible à l’œil nu, qui peut causer des dégâts considérables. À l’abri dans les bourgeons tout l’hiver, il se réveille dès les premières chaleurs et s’attaque aux jeunes feuilles. Celles-ci se couvrent alors de boursouflures d’abord vertes, puis brun foncé.
Une fois bien installé, cet acarien devient difficile à éliminer. L’arrachage et la destruction des rameaux touchés constituent l’une des mesures pour limiter sa propagation.
Cochenille rouge du poirier
Parmi les parasites du poirier, Epidiaspis leperii fait figure de redoutable adversaire. Cette cochenille, qui colonise de nombreux arbres fruitiers, s’installe sur l’écorce et pique les tissus pour se nourrir de la sève. Son attaque entraîne des déformations des jeunes pousses, un retard de croissance et, dans les cas les plus graves, l’apparition de gommose. Lorsque l’infestation devient importante, certains rameaux peuvent se dessécher et mourir.
Il vaut mieux prévenir que guérir face à cet insecte tenace. Une fertilisation bien équilibrée, sans excès d’azote, permet d’éviter de favoriser les cochenilles. En complément, encourager la présence de prédateurs naturels, comme les coccinelles.
Zeuzère
Derrière ce beau papillon noir et blanc se cache une menace bien réelle pour le poirier. La zeuzère (Zeuzera pyrina) est un papillon nocturne qui devient redoutable sous sa forme larvaire. En creusant des galeries à l’intérieur du bois, les chenilles de la zeuzère affaiblissent progressivement la structure de l’arbre. Les premiers signes d’attaque se traduisent par un dépérissement de certains rameaux, qui finissent par se dessécher.
Ces blessures constituent des portes d’entrée idéales pour diverses maladies cryptogamiques. L’un des moyens de prévention efficaces consiste à favoriser la présence d’oiseaux insectivores, comme les mésanges, qui raffolent de ces larves.
Psylle du poirier
Actif de février à octobre, Cacopsylla pyri constitue l’un des ravageurs les plus persistants du poirier. En s’attaquant aux feuilles et aux jeunes pousses, larves et adultes affaiblissent l’arbre en ponctionnant sa sève. À mesure que l’infestation progresse, la vitalité du poirier diminue et la récolte peut être fortement impactée.
La psylle du poirier favorise également l’apparition de fumagine, un dépôt noirâtre qui se développe sur le miellat excrété par les psylles. Ce phénomène nuit à la photosynthèse et ralentit la croissance de l’arbre.
Anthonome
Lorsqu’Anthonomus piri s’invite sur un poirier, les jardiniers peuvent s’attendre à une floraison bien moins généreuse que prévu. Ce petit charançon s’attaque aux bourgeons floraux avant même qu’ils ne s’ouvrent. Il perce ces jeunes organes pour s’y nourrir et y pondre ses œufs, ce qui empêche la formation des fleurs, réduit drastiquement le nombre de fruits à venir.
L’absence de floraison ou la chute prématurée des boutons floraux sont les premiers signes de son passage. Contrairement à d’autres ravageurs, la lutte contre l’anthonome est délicate, car son action se déroule avant l’apparition des feuilles et des fleurs.
Carpocapse du poirier
Cydia pomonella est un véritable fléau pour les poiriers et les pommiers. Ce lépidoptère, bien connu des arboriculteurs, pond ses œufs sur les jeunes fruits. Une fois éclos, les larves s’enfoncent à l’intérieur, creusent des galeries et se nourrissent de la chair du fruit. En surface, on observe de petites taches brunes ainsi qu’un suintement qui trahit la présence du parasite. À terme, ces fruits véreux finissent par tomber avant maturité.
Pour contenir le carpocapse, plusieurs solutions existent. Installer des pièges à phéromones dès le printemps permet de repérer les premiers vols de papillons et d’adapter les interventions. Encourager la présence de chauves-souris et d’oiseaux insectivores peut également contribuer à limiter la population de carpocapses
Cécidomyie des feuilles
Parmi les nuisibles du poirier, Dasineura mali passe souvent inaperçu avant que les dégâts ne deviennent visibles. Cette petite mouche pond ses œufs sur les jeunes feuilles, où les larves s’installent. Progressivement, les feuilles s’enroulent sur elles-mêmes, prennent une teinte rouge avant de noircir. Cette déformation entrave la photosynthèse et affaiblit l’arbre. Lors d’une infestation sévère, les fruits se développent de manière irrégulière et tombent prématurément.
Pucerons
Difficile d’évoquer les ravageurs du poirier sans mentionner les pucerons, et notamment le puceron cendré du poirier (Dysaphis pyri). Ces insectes suceurs de sève colonisent rapidement les jeunes pousses, entraînant un enroulement des feuilles et un affaiblissement général de l’arbre. En plus de limiter la croissance, leur présence favorise l’apparition de fumagine, un dépôt noirâtre qui recouvre les feuilles et entrave la photosynthèse.
Cicadelle pruineuse ( Metcalfa pruinosa)
Discrète mais redoutable, la cicadelle pruineuse s’attaque principalement aux jeunes rameaux du poirier. Les larves, reconnaissables à leur aspect blanchâtre et cotonneux, se fixent sous les feuilles et les tiges pour se nourrir de la sève.
Progressivement, les parties touchées se dessèchent et deviennent cassantes.
L’infestation de cet insecte s’accompagne souvent du développement de fumagine, qui s’installe sur le miellat rejeté par les larves. Cette double nuisance impacte non seulement la santé du poirier, mais aussi l’aspect esthétique du feuillage.
Cèphe du poirier
La cèphe du poirier ressemblant à une minuscule guêpe. Elle pond ses œufs sur les jeunes pousses du poirier. Une fois éclose, la larve se nourrit de la sève, ce qui entraîne un noircissement et une courbure des extrémités des rameaux.
Bien que son impact soit relativement modéré, le cèphe nuit au développement de l’arbre et peut affaiblir les plus jeunes sujets.


