L’olivier, symbole de longévité et de résilience, n’échappe pourtant pas à certains ennemis redoutables. Parmi eux, la teigne de l’olivier (Prays oleae) figure en bonne place. Ce papillon, discret mais redoutable, cause des ravages à différents stades de croissance de l’arbre. Découvrons comment l’identifier et quels traitements biologiques appliquer pour s’en débarrasser.
Description de la teigne de l’olivier
La teigne de l’olivier (Prays oleae) appartient à la famille des Praydidae. Originaire d’Asie, elle s’est largement implantée dans le bassin méditerranéen et des régions voisines comme l’Europe de l’Est ou le Proche-Orient.
Ce ravageur passe par quatre stades. Les œufs, d’abord blanchâtres, se teintent de brun au fur et à mesure de leur développement. Les larves, qui atteignent une longueur maximale de 7 mm, affichent des nuances vert clair avec des tons bruns. La nymphe, quant à elle, se protège dans un cocon soyeux d’un brun caractéristique. Enfin, l’adulte, un papillon gris mesurant environ 6 mm, se distingue par ses ailes antérieures ornées de taches sombres et ses écailles aux reflets argentés.
Quelles sont les plantes hôtes de Prays oleae ?
L’olivier (Olea europaea) constitue la principale victime de la teigne de l’olivier. Cette attaque ne se limite pas aux variétés cultivées, et touche également les formes sauvages comme l’olivier-oléastre.
Biologie
La teigne de l’olivier se distingue par un cycle de vie organisé autour de trois générations annuelles, chacune spécifiquement adaptée à un organe de l’arbre.
La génération anthophage, active au printemps, se concentre sur les boutons floraux. Les papillons émergent entre avril et juillet, selon la région, et pondent sur ces structures florales.
En été, c’est la génération carpophage qui prend le relais. Les chenilles pénètrent dans les jeunes fruits pour se nourrir de l’amandon, provoquant des chutes prématurées. Une fois leur cycle terminé, elles quittent les olives en fin d’été ou au début de l’automne.
Enfin, la génération phyllophage s’attaque aux feuilles, principalement au printemps. Les œufs sont pondus entre septembre et novembre, et les larves, en se nourrissant, laissent derrière elles des mines caractéristiques et des excréments visibles sous les feuilles.
Dégâts causés sur les oliviers
Les dommages varient selon la génération en action. La génération anthophage dessèche les boutons floraux en y creusant des orifices, ce qui peut compromettre l’intégralité de la récolte si l’infestation est massive.
La génération carpophage, en attaquant les fruits, est à l’origine de pertes importantes. Les jeunes olives tombent prématurément et portent à leur base un orifice témoignant de l’émergence des larves.
Les dégâts causés par la génération phyllophage, bien que moins spectaculaires, perturbent légèrement la photosynthèse. Les mines creusées dans les feuilles et les excréments soyeux accrochés à leur revers affaiblissent l’arbre à long terme.
Méthodes de lutte
La lutte contre la teigne de l’olivier privilégie des approches respectueuses de l’environnement. L’utilisation de pièges pour capturer les papillons adultes constitue une méthode efficace pour évaluer la population et intervenir en cas d’infestation importante.
Une taille de l’olivier à la fin de l’hiver permet de réduire les foyers de larves hivernantes. Ce geste, en favorisant une bonne aération de la canopée, limite également les conditions favorables à leur développement.
Nous vous recommandons des solutions biologiques que nous avons développés pour lutter contre les ravageurs comme la teigne de l’olivier :
Pour la lutte biologique :
- Piège ATRAP ou piège DELTAP : ils sont utilisés pour capturer la teigne de l’olivier à l’aide des phéromones Prays oleae : à positionner dans le panier du piège ATRAP ou sur la plaque engluée du piège DELTAP.
Les pièges ATRAP ou DELTAP seront positionnés dans les oliviers dès le printemps, du mois de mars jusqu’en novembre. Attention, les phéromones sont à renouveler tous les mois pour un piégeage efficace.
En barrière physique :
Les solutions suivantes contre la teigne de l’olivier sont à appliquer dès la présence du ravageur :
En insecticide / acaricide :
Ces deux solutions peuvent être associées pour une meilleure efficacité.
Biostimulants
Planète Agrobio vous recommande l’utilisation du biostimulant arbres fruitiers sur les oliviers. C’est le premier rempart contre les maladies et ravageurs. Il s’agit d’une solution liquide à diluer dans de l’eau pour renforcer et fortifier les oliviers afin qu’ils ne soient pas sensibles aux maladies (œil de paon) et ravageurs (teigne, cochenille). Simple et efficace !


