Comment planter un arbre fruitier ?

plantation arbre fruitier

Planter et cultiver un arbre fruitier peut sembler simple, mais plusieurs critères sont à considérer pour assurer sa croissance et sa production. De la préparation du sol à la sélection des arbres, en passant par les besoins climatiques et les techniques d’entretien, ce guide vous fournira toutes les étapes essentielles pour réussir la plantation et la culture de vos arbres fruitiers.

Quel sol pour un arbre fruitier ?

Les arbres fruitiers, d’une façon générale, se plaisent dans les sols argilo-siliceux, frais et sains, et prospèrent également dans les terrains argilo-calcaires ou silico-calcaires à condition que ce dernier élément ne représente pas plus de 10 %. Un excès de calcaire assimilable provoque le jaunissement du feuillage ou chlorose ; le poirier greffé sur cognassier et le pêcher franc y sont particulièrement sensibles. Sur sol aride, les plantations sont également à déconseiller si aucun moyen de modification ne peut intervenir de façon durable.

Si l’arbre aime une certaine fraicheur (l’eau est indispensable à la végétation et à une bonne fructification), il redoute les sols lourds, l’humidité stagnante qui provoque l’asphyxie du système racinaire. Le sol devra donc être perméable et le sous-sol profond. L’utilisation de l’aérateur du sol sera alors très utile pour restructurer les sols. Les réserves en eau étant alors plus étendues. Le drainage ou l’irrigation corrigent la mauvaise répartition des eaux et augmentent les possibilités de culture. Les façons culturales (aérateur du sol, amendement organique humusol, lombricompost végétal arbres fruitiers) sont indispensables pour améliorer le terrain.

Quels engrais pour les arbres fruitiers ?

Il ne faut pas oublier que si le sol sert de support à l’arbre. Celui-ci en tire sa nourriture, il y trouve plusieurs choses :

  • De l’azote que l’on retrouve dans la corne torréfiée, corne broyée ou l’engrais guano dont le rôle est prépondérant lors de la formation de sa future charpente.
  • Du phosphore que l’on retrouve la cendre de bois végétal qu’il utilisera pour constituer les fruits et ajouter ses rameaux
  • De la potasse que l’on retrouve dans le patentkali ou poudre d’os marine qui assure une floraison abondante et la conservation des parties âgées du végétal (écorce et bois).

En plus de ces trois éléments principaux, l’arbre demandera, en quantités très minimes, du soufre, du fer, du magnésium, du zinc, du bore, etc. L’absence de l’un d’eux provoquerait des troubles qui se traduiraient par un déséquilibre des fonctions végétatives : croissance nulle, floraison défectueuse, chute prématurée des fruits ou autres. On devra toujours s’attacher à respecter ou rétablir l’harmonie entre ces différents éléments par des apports appropriés.

Les engrais bio recommandés par Planète Agrobio :

Climat et exposition des fruitiers

Le climat limite, spécialement dans les régions froides, le choix des espèces fruitières. Il faut se conformer aux habitudes régionales basées sur l’expérience et par exemple ne pas planter d’abricotier dans les zones ou les fleurs gèleraient régulièrement.

Si l’on dispose de terrains diversement orientés, on choisira :

Les fumures

Une plantation d’arbres fruitiers, en raison de sa longue durée prévue, impose que soit constitué dans le sol une réserve alimentaire, c’est ce que l’on nomme la fumure de fond. Elle nécessitera par la suite en surface une fumure d’entretien.

La fumure de fond pour un fruitier comportera par arbre 30 g à 40 g d’amendement organique (humusol, lombricompost spécial arbres fruitiers, lombricompost végétal arbres fruitier) mélangé à la terre du fond du trou avec de la corne concassé à raison de 30 à 50 g.

En terre acide, on appliquera des phosphates naturels finement moulus comme la poudre d’os marine ou cendre de bois végétal à raison de 30 g.

En terre calcaire, l’aérateur du sol et le soufre élémentaire arbres fruitiers sont des éléments indispensables pour améliorer le pH et restructurer les sols.

La fumure d’entretien sera assurée lors du travail du sol en hiver par des apports d’amendements organiques humusol, lombricompost végétal arbres fruitiers, lombricompost spécial arbres fruitiers.

Choix des arbres fruitiers

C’est en plantant de jeunes sujets que vous avez le plus de chances de réussite.

Vous pouvez néanmoins en avoir autant en plantant des arbres formés à la condition qu’ils aient été précédemment plusieurs fois transplantés en pépinière. Vous récolterez alors plus tôt. Dans tous les cas, exigez toujours des variétés bien étiquetées, des arbres sains, bien soudés à la greffe, bien équilibrés, présentant une écorce bien nette et saine et dont les racines forment un beau chevelu. Refusez les arbres à noyaux ayant de la gomme et les pommiers ayant le puceron lanigère.

Réservez les arbres à hautes tiges aux vergers, les pyramides, les fuseaux, les espaliers et les cordons horizontaux aux potagers.

Plantation des arbres fruitiers

Découvrez ci-dessous nos conseils pour réussir à bien planter vos arbres fruitiers.

Quand planter un arbre fruitier ?

La plantation d’un arbre fruitier peut se faire d’octobre jusqu’en avril, de préférence de bonne heure dans les terres sèches et légères, au printemps dans les terres lourdes, froides et humides qu’il faudra améliorer avec les éléments comme l’humusol, aérateur du sol, lombricompost végétal arbres fruitiers, lombricompost spécial arbres fruitiers. Elle ne doit jamais avoir lieu en sol gelé ou trop humide.

Dès leur réception, les arbres sont déballés et mis en jauge si le temps ne permet pas de procéder tout de suite à la mise en place. Si par hasard, ils arrivaient gelés, on ne les déballerait pas mais on les coucherait dans une tranchée ou, recouverts de terre, ils attendraient la fin des intempéries. Si, enfin, ces arbres arrivaient desséchés, l’écorce ridée par suite d’un long voyage ou de toute autre cause, on les enterrait coucher quelques jours après les avoir trempés une journée dans l’eau.

L’habillage des arbres fruitiers avant la plantation

Les arbres fruitiers sont mis en place après avoir été rafraîchis et habillés. L’habillage consiste à couper l’extrémité des racines lorsqu’on transplante un végétal.

Il a pour but non seulement de débarrasser la plante des racines endommagées, inutiles pour la reprise, et de substituer une section nette à des tissus meurtris, mais surtout de favoriser le développement superficiel du système radiculaire. On profite également de l’habillage pour couper l’extrémité des feuilles afin de diminuer l’évaporation et encourager la reprise des arbres. L’habillage se fait au moyen d’un sécateur ou d’une serpette.

Les étapes pour planter votre arbre fruitier

Voici les étapes pour la plantation :

  1. Pralinez l’arbre *
  2. Creusez des trous de dimension à peu près du double de celle des racines des sujets à planter.
  3. Garnissez le fond du trou d’un monticule de bonne terre assez fraiche, mélangez avec de l’amendementHumusol ou lombricompost végétal arbre fruitier et rajoutez une à deux poignées de cendre de bois ou de poudre d’os marine.
  4. Disposer soigneusement autour des racines préalablement habillées et pralinées
  5. Maintenez l’arbre dans la position verticale.

* Qu’est-ce que le pralinage : Praliner est l’opération la plus sage que vous puissiez faire quand vous plantez des arbres fruitiers en racines nues, surtout s’ils viennent de supporter un voyage fatigant, ou s’ils sont plantés à une époque un peu avancée en saison. Le pralinage, en effet, soustrait les racines à l’action asséchante de l’air et met, d’autre part, à la disposition des petites radicelles un excellent engrais.

🌱 Notre astuce pour le pralinage des arbres fruitiers en racines nues

Pour vos fruitiers en racines nues, réalisez un pralinage composé de chitosan liquide (100 ml) + traitement bio maladies des arbres fruitiers (900 ml). Multipliez les doses en fonction de la taille des racines. Trempez les racines dans le mélange, secouer légèrement les racines puis plantez.

Il faut ajouter ici que lorsque l’on fait succéder à un même emplacement des arbres fruitiers de la même espèce que ceux qui y étaient précédemment plantés. Il est nécessaire de remplacer entièrement la totalité du sol usé avec de la bonne terre provenant d’une autre partie du jardin.

Photo : A. Kaminova