Ajoutez un peu d’exotisme dans votre intérieur ou votre jardin grâce aux cocotiers. Dans cet article, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la culture des cocotiers. Comment les entretenir ? Comment les multiplier ? Quelles espèces choisir ?
Description du cocotier
Les cocos ou cocotiers font partie des Palmacées, la famille des palmiers. Ils possèdent une tige plus ou moins élevée, à feuilles pennées, terminales et embrassantes par leur pétiole, quelquefois épineuses. Le spadice porte à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles. Le fruit est drupacé, volumineux, à une seule graine comestible et dont on extrait une huile alimentaire employée aussi pour la fabrication du savon. Le bourgeon terminal des cocotiers est également comestible.
Culture des cocotiers
Les cocos ne sont ni plus exigeants ni plus difficiles à cultiver que la majeure partie des autres Palmiers.
Où les cultiver ?
À l’exception des Cocos australis, Coco nucifera et Coco yata, qui s’élèvent lentement, ce dernier surtout, ils sont en général d’une croissance rapide et s’accommodent tout particulièrement de la culture en pleine terre dans les serres. Quelques espèces prennent ainsi une extension considérable, ce qui oblige à ne les planter que dans des locaux suffisamment vastes ou elles puissent se développer librement.
Les Cocos autralis, Cocos bonneti, Cocos yatai, etc. sont en outre recherchés pour la plantation des jardins dans la région méditerranéenne, où ils prospèrent parfaitement. On peut, sous le climat des autres régions de la France, utiliser ces espèces à l’ornementation des pelouses pendant l’été, en les plaçant à mi-ombre et à l’abri du vent, mais on doit les hiverner en serre froide ou véranda.
Quel sol pour le cocotier ?
Le sol qui convient le mieux à ces plantes est composé de terreau, lombricompost et de terre franche. Le Coco weddlliana demande, lui, un substrat plus léger composé de terreau et de lombricompost.
Entretien des cocotiers
Pendant l’été, les cocos doivent être copieusement arrosés et fréquemment vaporisés. Il leur faut aussi beaucoup d’air et un ombrage épais pur conserver toute la beauté du feuillage. Les espèces de serre chaude, de nos appartements, demandent à être cultivées sous une soucoupe remplie d’eau surélevée par des billes d’argile ou pouzzolane pour leur apporter l’hygrométrie nécessaire à leur épanouissement.
Celles de serre froide ou véranda s’accommodent également bien de ce traitement, mais on doit éviter de leur donner trop de chaleur pour prévenir l’étiolement des feuilles et leur envahissement par le Botrytis.
Le Cocos nucifera, le plus exigeant de tous, demande, pour prospérer, une forte chaleur de fond et une grande humidité atmosphérique. On doit aussi se garder d’enlever aux jeunes individus les deux parties de la noix écartées par la tige et qui persistent pendant plusieurs années.
Multiplication du cocotier
La multiplication du cocotier ne peut avoir lieu que par le semis, qui se fait en serre de multiplication, en terrine, avec le secours de la chaleur de fond.
Les noix de Cocos se placent debout, la base légèrement enterrée dans du sable, du terreau et de lombricompost spécial semis. Puis, on les bassine régulièrement pour favoriser leur développement. Dès que la germination a lieu, on les met en pots, en les enterrant jusqu’à la moitié de leur hauteur seulement.
Vous trouverez dans les jardineries aujourd’hui des noix germées qui donnent des résultats plus certains que celles qui ne le sont pas.
Les espèces de cocotier à cultiver
Voici les principales espèces de cocotier à cultiver :
Coco australis
Ce cocotier est originaire Argentine et du Paraguay. Il se cultive en serre froide.
Il possède un tronc court et presque nul dans les cultures, mais pouvant atteindre une hauteur de plusieurs mètres chez les individus spontanés âgés. Ses feuilles nombreuses sont pennées, gracieusement arquées, de 2 à 3 mètres de longueur, à pinnules linéaires longues et étroites, retombantes.
Ce cocotier est l’un des plus beaux Palmiers qu’on puisse utiliser à la décoration des jardins pendant l’été. On le conserve aisément en véranda ou dans un garage durant l’hiver à la condition de ne pas lui donner trop d’eau, en n’oubliant pas de leur apporter de la lumière.
On trouve dans les jardineries ou horticulteurs, sous le nom de Coco campestris et de Coco bonneti, des plantes sinon analogues, du moins très semblables, la première surtout, au Coco australis. Le Coco bonneti a peut-être des feuilles plus arquées, plus glauques mais ces différences sont peu sensibles et il est évident qu’il y a confusion de la part des cultivateurs au moins entre la première de ces plantes et le Coco australis.
Coco flexuosa
Coco flexuosa est originaire du Brésil et se cultive en serre froide ou véranda. Son tronc est peu élevé, écailleux, légèrement flexueux. Ses feuilles sont étalées, de 1,5 à 2 mètres de longueur, à pinnules distantes, étalées, linéaires, crispées, vert en dessus, glauques en dessous.
Coco nucifera
Coco nucifera est originaire des Indes. Il se cultive en serre froide ou véranda.
Son tronc est élancé, pouvant atteindre 15 à 20 mètres de hauteur. Ses feuilles de 2 à 5 mètres de longueur, à pinnules allongées, étroites pendantes, ver, sont d’environ 1 mètre de longueur.
Il est quelquefois cultivé dans nos serres ou nos appartements à titre de curiosité. La plante est assez belle avec des feuilles entières du jeune âge mais elle vit généralement peu d’années et meurt le plus souvent.
Le Coco nucifera est l’un des Palmiers les plus utiles des tropiques, ou il est très cultivé surtout pour les qualités alimentaires de son fruit. On en connait plusieurs variétés :
- Coco nucifera var gracilis
- Coco nucifera var aurea
🥥 Le saviez-vous : la plante qui donne les noix de coco
Coco nucifera est l’espèce, dont les fruits bien connus se vendent sous le nom de noix de coco.
Coco plumosa
Ce cocotier est originaire du Brésil. Nous le cultivons chez nous en serre chaude.
Son tronc est élancé, annelé, lisse, atteignant dans les serres une quinzaine de mètres de hauteur. Ses feuilles, dressées-étalées, mesurent de 2 à 4 mètres de longueur, à rachis fort, pubescent, garni de folioles allongées, étroites, retombantes, de 40 à 70 centimètres de longueur, vert foncé sur la face, glauques en dessous, réunies en faisceaux par 2-4.
Il est cultivé en pleine terre dans un jardin d’hiver, chauffé à 10 ou 12 degrés.
Ce cocotier se développe vigoureusement et constitue un arbre d’une beauté remarquable : c’est celui qui convient le mieux pour cet usage avec le Coco bomanzoffana chamss qui offre un port à peu près analogue. Il est originaire du Brésil également mais sa constitution plus robuste permet de le cultiver en serre froide.
Coco weddelliana
Coco weddeliana est originaire du Brésil. Il se cultive en serre chaude.
C’est une espèce de petite taille et des plus élégantes, à tige grêle, recouverte d’un réseau de fibres noirâtres enchevêtrés. Ses feuilles sont arquées, finement pinnées de 30 centimètres à 1 mètre de longueur et quelquefois davantage, vert foncé sur la face, glauques et comme argentées.
Le Coco weddelliana est le mieux connu et le plus apprécié de tous. Les jeunes exemplaires sont utilisés dans la décoration de corbeilles d’appartement.
Parmi les autres espèces répandues dans les cultures, nous pouvons citer Coco coronata, Coco mikaniana, Coco oleracea, Coco schizophylla qui appartiennent à la serre chaude et le Coco yatari, plante de serre froide de port trapu, robuste et de croissante très lente.
Coco fusiformis
Ce cocotier est originaire de l’Inde, cultivé en serre chaude. Nous le connaissons aussi sous le synonyme de Acrocomia sclerocarpa.


