Vous observez sur vos pommes de terre des sclérotes noirs, des levées irrégulières ou des tiges affaiblies au démarrage de la culture ? Le rhizoctone brun, provoqué par Rhizoctonia solani, est une maladie du sol bien connue sur la pomme de terre, capable d’atteindre les jeunes plants comme les tubercules et de pénaliser la qualité de la récolte. Les sclérotes présents sur les tubercules-mères ou dans le sol participent à sa conservation et à sa dissémination, ce qui en fait un problème à repérer tôt. Planète Agrobio vous livre ses solutions biologiques pour une lutte efficace.
Quelles sont les causes de la maladie du rhizoctone brun ?
Le rhizoctone brun est une maladie cryptogamique de la pomme de terre, également connue sous les noms de rhizoctone noir, variole des tubercules ou maladie des manchettes. Elle est provoquée par Rhizoctonia solani, un champignon du sol appartenant aux Basidiomycètes. Ce pathogène s’attaque à la culture à différents moments de son développement, ce qui explique la diversité des dégâts observés au champ comme sur les tubercules récoltés.
Quelles sont les plantes hôtes ?
Rhizoctonia solani possède une gamme d’hôtes très large, ce qui favorise son maintien dans les parcelles au fil des rotations.
- pomme de terre
- betterave
- carotte
- chicorée
- laitue
- endive
- maïs
- crucifères
- céréales
Comment est transmise la maladie ?
La transmission du rhizoctone brun repose surtout sur deux grandes sources d’inoculum : le sol contaminé et le plant contaminé. Le champignon peut persister dans la parcelle, ce qui fait du sol un réservoir majeur de contamination d’une culture à l’autre. Lorsque les tubercules de plantation sont porteurs du pathogène, ils participent eux aussi à l’introduction et à la diffusion de la maladie dans la culture.
Quels sont les symptômes sur la pomme de terre ?
Le rhizoctone brun peut provoquer des dommages à plusieurs stades du cycle de végétation de la pomme de terre. Les atteintes concernent à la fois les tiges et les tubercules, ce qui rend la maladie pénalisante dès le démarrage de la culture puis au moment de la récolte. Les premiers signes peuvent se traduire par des manques à la levée, liés à l’attaque des jeunes organes souterrains.
Par la suite, la maladie peut entraîner un retard de tubérisation et des baisses de rendement. Sur les tubercules, la présence de nombreux sclérotes provoque une dépréciation de la récolte, même lorsque les altérations restent superficielles. Ces formations sombres, souvent visibles à la surface, nuisent à l’aspect commercial des pommes de terre et constituent un indice typique du rhizoctone brun.
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