Les clématites à petites fleurs font partie du genre Clematis et sont connues pour leurs fleurs délicates et souvent colorées. Ces clématites peuvent varier en taille et en forme, mais elles partagent généralement la caractéristique d’avoir des fleurs plus petites par rapport à d’autres variétés de clématites. Elles sont populaires dans les jardins pour leur floraison généreuse et leur capacité à grimper, ce qui les rend idéales pour les treillis, les pergolas et d’autres structures de jardin.
L’abondance de leur floraison, la rapidité de leur croissance, le port souple de leurs rameaux permettent de les employer à des usages extrêmement divers, aussi n’est-il guère de jardins ou quelques-unes d’entre elles ne trouvent pas sa place.
Espèces de clématites à petites fleurs
Les clématites regroupent plusieurs espèces et variétés. Découvrons-en quelques-unes parmi les plus populaires.
Clématite viticella
L’espèce type Clematis viticella, clématite bleue, est originaire de l’Asie occidentale et de l’Europe Méridionale. C’est une plante aux tiges extrêmement grêles atteignant 3 à 4 mètres de hauteur dont les feuilles sont composées de neuf folioles, parfois davantage, très petites, dentelées ou plus souvent entières.
Les fleurs nombreuses, solitaires, chacune à l’extrémité de leur pédoncule, plus ou moins pendantes, large de 3 à 4 centimètres de diamètre, constituées de quatre sépales larges, étalés, assez récurvés, de coloris violet-bleu, se succèdent de juin à septembre.
La Clematis viticella à produit de nombreuses variétés dont nous citerons seulement quelques-unes :
- Clématite Alba : blanche.
- Clématite Flore pleno : double bleue.
- Clématite Kermesina : rouge cramoisi foncé à reflet bleus.
- Clématite modesta : bleu clair veiné plus foncé.
- Clématite odorata coerulea : bleu violacé à fleurs odorantes.
- Clématites Rubra grandiflora : rouge cramoisi brillant à fleurs assez grandes.
- Clématite Venosa : Variété vigoureuse et florifère à fleurs violettes veinées de pourpre.
La rusticité est la durée de la floraison des Clematis viticella devraient leur faire attribuer un rôle de premier plan dans la décoration estivale de nos jardins. C’est bien à tort qu’on ne les utilise pas plus souvent. Elles permettent d’habiller les troncs des arbres fruitiers ou d’ornement dont la ramure est suffisamment haute ou pas trop dense, car elles supportent bien la mi-ombre et parce que, d’autre part, elles ne sont pas d’une vigueur telle, qu’il y ait à craindre de causer le moindre préjudice, à l’arbre support. Elles conviennent aussi à merveille pour recouvrir des treillages, grillages, auxquels elles s’agrippent facilement ou pour constituer de simples guirlandes sur fil de fer.
D’une manière générale, elles préfèrent les expositions aérées aux emplacements situés le long des murs.
Leurs floraisons se produisent en été, sur les pousses de l’année, on peut les tailler tous les ans au printemps en raccourcissant à quelques yeux les rameaux de l’année précédente.
Les autres Clématites à petites fleurs que nous mentionnerons sont toutes à fleurs blanches ou roses.
Clematis armandi
La plus hâtive d’entre elles fleurit en avril, c’est la Clematis armandi. C’est une espèce originaire de la Chine que caractérisent très nettement ses feuilles persistantes en hiver, composées de trois folioles très longues, vert foncé, de texture épaisse et coriace. Sa végétation est vigoureuse puisqu’elle peut s’élever ou s’allonger jusqu’à 6 ou 8 mètres du pied, amis par contre sa rusticité n’est pas absolument parfaite et il est prudent de la planter au pied de murs bien exposés.
Les fleurs blanches et odorantes, larges de 3 à 4 centimètres de diamètre, sont composées de 4 parfois 5 sépales longs et étroits. Cette Clématite a produit une variété très supérieure au type Clematis armandi grandiflora, un peu moins vigoureuse et un peu plus tardive, un peu plus rustique, aux feuilles encore plus grandes et composées de 3 à 7 folioles, dont les fleurs rosées en bouton, puis blanches sont plus grandes et à sépales plus larges.
Alors que dans le midi de la France ces clématites peuvent concourir à l’ornementation des portiques et pergolas, il faut dans les autres régions de ne les planter qu’au pied de murs exposés qu’elles habillent de leur beau feuillage toute l’année et apporte une profusion d’étoiles blanches en avril -mai.
La taille ne doit avoir lieu qu’après la floraison et consiste en la suppression des rameaux venant de fleurir, ceci afin de favoriser la végétation des pousses nouvelles qui fleuriront l’année suivante.
Clematis montana
La floraison de la Clématite des montages appelée Clematis montana, espèce originaire de l’Himalaya, suit de près en avril -mai celle de Clematis armandi. Ses fleurs ressemblent assez comme forme à celles de l’anémone sylvestre, ce qui la fait appeler parfois Clématite à fleurs d’Anémone. C’est une plante très vigoureuse pouvant atteindre 6 à 8 mètres qui se couvrent en mai d’une profusion de petites fleurs blanches.
À cette espèce type, on préfère le plus souvent les variétés
- Grandiflora : à fleurs plus grandes
- Montana rubens : à ravissantes fleurs rosées qui sont véritablement beaucoup plus belles
Ces Clématites doivent être taillées chaque année après la floraison. Si l’on désire les utiliser pour une décoration d’aspect soigné, il faut veiller au palissage de leurs principales pousses pendant toute la période de végétation, puis appliquer aux autres des pincements répétés.
Traités ainsi, on peut en constituer de ravissantes guirlandes le long de murs des maisons pu sur arceaux. Le plus souvent on les laisse végéter sans grands soins et former alors de magnifiques couverts fleuris.
Clematis spooneri
Le Clematis spooneri est une espèce chinoise légèrement plus tardive que la précédente, un peu moins vigoureuse mais à fleurs plus grandes de 8 à 9 centimètres de diamètre, composées de 4 sépales, eux mèmes plus larges aussi, s’épanouissant en avril.
Plus décoratif que Clematis montana, elle est par contre un peu moins résistante aux grands froids.
Par croisement avec Clematis montana rubens, elle a produit Clematis spooneri rosea à grande et belles fleurs roses en mai, dont il existe d’ailleurs des formes à fleurs plus ou moins grandes et de coloris plus ou moins intenses. Ce sont toutes des plantes ravissantes se prêtant à des emplois multiples aussi bien le long des murs que sur des troncs d’arbres, grillages, treillages, portiques, pylônes.
On les taillera après floraison comme les Clematis montana mais un peu moins sévèrement.
Clématite de Wilson
On considère parfois comme une variété de la Clématite montana, la clématite de Wilson, espèce provenant de la province du Yunnan en Chine, qui s’en différencie pourtant nettement d’abord par ses fleurs plus grandes de 5 à 6 centimètres de diamètre, puis surtout par l’époque de sa floraison qui a lieu en juin-juillet et parfois encore en septembre. C’est une plante rustique, vigoureuse et florifère à belles fleurs blanches.
La taille de cette espèce se fera au printemps avant le départ de la végétation et consistera surtout en un nettoyage du bois mort et l’éclaircissage des rameaux formant un amas disproportionné. En supprimant les fleurs fanées après la première floraison, on favorisera celle de l’automne.
Clematis flammula
Les deux dernières espèces dont il nous reste à parler sont des plantes à très petites fleurs réunies en panicules légères. Chez Clematis flammula, la plus anciennement cultivée et la plus populaire de ces deux plantes, ces panicules terminent les rameaux et les fleurs sont blanc crémeux et fortement odorantes. Elles se succèdent de juillet à septembre. La plante est assez vigoureuse, de 3 mètres environ, mais grêle et munie de feuilles bipinnées.
Clematis paniculata
Chez Clematis paniculata, originaire du Japon, les panicules sont insérées tout le long des rameaux de l’année, les fleurs également odorantes sont blanc pur, les feuilles sont simplement pinnées. La plante est plus vigoureuse, la floraison plus tardive en aout-septembre.
Alors que la première ne convient guère que pour garnir grilles ou arceaux de petites dimensions, la seconde permet d’habiller de hauts troncs d’arbres ou de grands pans de murs ou treillages.
L’une et l’autre se trouvent bien d’une taille printanière assez sévère faite chaque année avant l’entrée en végétation.
🌱 Une clématite envahissante : clématis vitalba
N’oublions pas de mentionner la Clematis vitalba, très envahissante, elle n’a pas sa place au jardin. Son plus grand intérêt ornemental réside dans ses fruits qui forment à l’automne des houppes soyeuses grises. Elle est assez abondante dans les haies, mieux vaut aller la cueillir que l’introduire dans votre jardin.
Culture des clématites à petites fleurs
Toutes les Clématites que nous venons de passer en revue sont des plantes fort accommodantes au point de vue de la qualité des sols. Très vigoureuses dans des sols frais et lourds, elles le sont un peu moins dans les terrains silicieux ou calcaires ou par contre, elles fleurissent plus jeunes et souvent plus abondamment.
À la plantation, l’apport d’Humusol (30 gr) ou de lombricompost végétal arbres et arbustes plus 1 cuillère à café de mulch ou granulés d’ortie dans le trou de plantation en mélangeant la terre d’origine favorisera l’installation de ses splendides plantes.
Au printemps, le guano a raison de 30 gr (1 poignée) au pied des clématites activera leur développement et floraison. Pour leur fertilisation, nous recommandons aussi poudre d’os marine ou cendre de bois végétal.
Maladies et ravageurs des clématites à petites fleurs
Plus modestes que leurs riches parentes, les clématites à petites fleurs sont, par contre, plus vigoureuses et plus rustiques. Aucune d’elles n’est sujette aux attaques de la maladie bactérienne (Apoplexie) qui cause, dans certains terrains aux clématites à grandes fleurs, de si redoutables ravages que la culture en devient très compliquée. Cependant, les solutions de Planète Agrobio permettent de cultiver en toute sérénité ses fabuleuses plantes. Il suffit de pulvériser juste avant de planter une solution de chitosan liquide (50 ml) additionné du traitement bio maladies des arbres et arbustes (100 ml) pour 1 litre d’eau.
Contre les ravageurs, nous conseillons les traitements savon noir et traitement bio pucerons et araignées rouges.


