Semer au potager : le guide complet pour réussir ses semis

semer au potager guide et conseils

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi certaines graines jaillissent de terre en quelques jours alors que d’autres semblent dormir pendant des semaines ? Derrière ce mystère se cache l’art du semis. C’est le premier geste du jardinier, celui qui transforme une petite graine en future récolte. Mais pour que la magie opère, encore faut-il connaître les bons gestes : quand semer, à quelle profondeur, dans quel sol, et avec quelle méthode.

Que veut dire semer ?

Semer, c’est l’action de mettre les graines en terre. Semer c’est faire un semis. On appelle également semis l’espace ou les graines ont été semées en vue d’un repiquage ultérieur, par exemple, on dit un semis de chicorées, de laitue, etc.

Quand il s’agit de bulbes ou tubercules, on ne dit plus semer mais planter : on plante des oignons, ail, pomme de terre quand on affaire à des bulbes ou tubercules et on sème lorsqu’il s’agit de graines ou semences.

Pourquoi semer ?

Le semis est l’un des modes de multiplication des plantes. Il a pour objet de faire germer, lever et se développer, en vue d’une récolte future, une graine qu’on confie à la terre. Cette terre aura, bien entendu, été préparée et orientée en vue de fournir à la graine la nourriture, l’air, la chaleur et l’humidité.

🌱 Semer au potager avec les bonnes graines

On a toujours intérêt à semer de bonnes graines, c’est pour cela que Planète Agrobio s‘est associé à la société La Semence Bio pour la distribution de graines pures, propres de vitalité et de faculté germinative élevées.

La réunion de ces qualités est la première condition de la réussite des semis. C’est en pure perte qu’on travaillera la terre, qu’on apportera de l’amendement, qu’on l’arrosera, si la graine qu’on lui confie n’est pas de premier choix. Une semence quelconque ne peut produire, en mettant les choses au mieux, qu’une récolte quelconque.

Que représente à l’achat, la différence de prix entre une semence tout venant et une semence de qualité ? Dont la valeur est bien négligeable aux regards des dépenses totales entrainées par la préparation et l’entretien d’un potager.

On veillera donc à se procurer de bonne heure et en quantité suffisante de la semence de bonne qualité gage d’une réussite de ses semis. C’est pour cela que Planète Agrobio s’associe avec La Semence Bio, société reconnue pour sa qualité de graines et semences bio.

Notre analyse : la meilleure graine est toujours finalement la moins chère et c’est seulement celle-là que l’on a intérêt à semer.

Préparer les graines au semis

Il est possible de stimuler la germination de certaines graines, surtout celles dont l’enveloppe est dure, en recourant à la stratification.

Pour les grosses graines, (Betterave, Epinard, Fève, Haricot, Pois), on pourra le tremper pendant quelques heures dans l’eau avant de les semer.

Si l’on craint la contamination de la semence soit par des maladies cryptogamiques, on appliquera un enrobage des graines grâce à notre solution Chitosan liquide associé au Biostimulant universel en enrobage des semences, tubercules, bulbes.

Préparation de la solution : Dans un pulvérisateur de 1/2 litre, mélanger 50 ml de CHITOSAN LIQUIDE + 450 ml BIOSTIMULANT BIO UNIVERSEL, ne pas ajouter d’eau, agiter pour bien mélanger les solutions puis appliquer en pulvérisant légèrement sur les semences, tubercules ou racines avec la solution contenu dans le pulvérisateur, laisser égoutter, sécher quelques minutes pour que le film protecteur se forme puis planter dans le trou de plantation ou semer dans la raie de semis.

Où semer ?

On sème en place, en pépinière, sur couche ou en terrine :

1. Semis en place

C’est celui qui donnera des plantes qu’on récoltera à l’endroit même où la graine aura été déposée. On sème en place les carottes, les haricots, les pois, les radis, etc.

Le semis se fait en pleine terre à l’époque indiquée par le calendrier des semis et plantations, à exposition chaude pour ceux de première saison, à l’ombre pour ceux qu’on exécute en été.

2- Semis en pépinière

C’est celui que l’on réserve aux plantes qui devront être repiquées. On sème en pépinière les choux, les laitues, les poireaux, etc.

3- Semis sur couche

C’est celui qu’on pratique quand on fait de la culture forcée, pour obtenir des légumes à contre-saison, c’est-à-dire avant ou après leur période normale de végétation.

Un autre semis sur couche est celui qui a pour objet l’obtention d’une levée délicate exigeant beaucoup de chaleur comme c’est le cas pour les concombres et le melon.

4- Semis en terrine

C’est celui qu’on fait en pots, caisses ou en terrines soit pour obtenir une levée rapide ou difficile et dans ce cas le récipient constitue une pépinière soit pour cultiver des petites quantités.

Les bonnes conditions pour un semis réussi

Pour lever, graines, semences, tubercules ou bulbes n’ont besoin que de trois choses : de l’air, de la chaleur et de l’humidité — c’est la règle que nous suivons chez Planète Agrobio.

L’air

La graine a besoin d’oxygène pour germer. Faute d’air, l’embryon s’atrophierait. Il est donc nécessaire que la terre soit meuble. Pour cela, on applique l’amendement organique Humusol ou l’aérateur des sols permettant à l’air de circuler. Il faut aussi la surface ne soit pas susceptible de former une croute imperméable, ce qu’on évitera en appliquant Humusol et l’aérateur des sols. Par ailleurs, on évitera que la graine ne soit pas trop profondément enterrée.

La chaleur

La germination est une véritable incubation. Rares sont les graines qui lèvent à 0°C. Certaines ont besoin d’une température assez élevée, comme le montre le tableau ci-dessous.

Au-dessus de 38 à 40°C, la germination cesse pour toutes les plantes potagères cultivées sous notre climat. Le semis se fait en général, quand la terre commence à s’échauffer. Si à la date, indiquée par le calendrier des semis et plantations correspond une période de froid, il faudra attendre une élévation de la température pour commencer à semer.

Température de germination

Culture Minimum (°C) Optimum (°C) Maximum (°C)
Betterave 4–5 25 28–30
Carotte 4–5 25 30
Fève 3–4 25 30
Haricot 10 32 37
Melon 12–15 35 40
Pois 1–2 30 35

L’humidité

L’excès d’eau entraine la pourriture des graines, ce qui se produit notamment pour les Haricots. Il est nécessaire par contre dans la grande majorité des cas d’entretenir constamment une légère humidité dans les semis. On arrosera à l’arrosoir avec la pomme fine où l’on bassinera tant que la terre pourra absorber l’eau.

Pour protéger les graines contre la pourriture, on applique la solution suivante
Dans un pulvérisateur de 1/2 litre, mélanger 50 ml de CHITOSAN LIQUIDE + 450 ml BIOSTIMULANT BIO UNIVERSEL, ne pas ajouter d’eau, agiter pour bien mélanger les solutions puis appliquer en pulvérisant légèrement sur les semences, tubercules ou racines avec la solution contenu dans le pulvérisateur, laisser égoutter, sécher quelques minutes pour que le film protecteur se forme puis planter dans le trou de plantation ou semer dans la raie de semis.

Quand semer ?

L’époque des semis varie avec les espèces et dans chaque espèce suivant les régions et selon que l’on désire obtenir une récolte hâtée ou retardée. On profitera autant que possible d’un temps calme et chaud en attendant s’il a plu que la terre soit bien ressuyée.

Comment semer ?

On sème à la volée, en lignes ou rayons et en poquets.

Semis à la volée

Les graines sont éparpillées à la main, le plus uniformément possible, en les répandant d’autant plus dru qu’elles sont plus petites. On prend les graines suivant leur grosseur, entre les 2 ou 3 premiers doigts et on lance la main en avant, l’index légèrement détaché pour que la semence arrive au sol en éventail.

Une planche entière doit être ensemencée en 2 fois ; la moitié en avançant dans l’un des sentiers, la seconde moitié en revenant sur l’autre sentier.
Les graines fines comme la carotte, céleri etc devront être incorporées à 5 ou 10 fois leur volume de sable tamisé afin de faciliter leur répartition et de la rendre visible sur le terrain.

Le semis est enfin enfoui soit par un plombage soit par griffage ou ratissage léger qu’on parfait en repassant le dos du râteau sur la planche et qu’on termine par un plombage.

Le semis à la volée se fait en général pour les plantes que l’on sème en pépinières et qui seront ensuite repiquées comme le céleri, chicorées, choux, laitues ou pour celles qu’il est d’usage de semer ainsi sur place telles que la mâche ou le navet.

On sème indifféremment en lignes ou à la volée : carottes, épinards, laitues, oignons, panais, poireaux etc.

Semis en lignes ou en rayons

Les graines sont distribuées à la main dans de petits sillons de 2 à 3 cm de profondeur, tracés le long d’un cordeau avec la panne de la serfouette (outils), l’extrémité d’un manche d’outil ou mieux à l’aide d’un rayonneur (outils).

Les sillons sont alignés dans le sens de la longueur de la planche, avec un intervalle entre eux qui est indiqué pour chaque variété sur chaque paquet de graines.

Avant de semer, il est bon d’arroser le fond des lignes ce qui dispense de donner de l’eau en surface une fois la graine recouverte. Les graines grosses et moyennes (fèves, haricot, lentilles, pois, poirée) sont distribuées à la main. On en saisit une quantité que l’on laisse filer entre le pouce et l’index, en frottant d’un mouvement continu ces deux doigts l’un contre l’autre comme si on émiettait du pain.

Les graines les plus petites, carottes, cerfeuil tubéreux, chou-navet, oseille, etc. se sèmeront avec de préférence avec un semoir à main.

Les rayons sont ensemencés en se tenant autant que possible dans le sentier. Si la planche est trop large pour que l’on puisse atteindre les rayons du centre, on marchera à coté du rayon en plaçant un pied devant l’autre. On recouvre ensuite la graine à l’aide du râteau soit avec un peu de terreau ou de lombricompost potager soit en abattant le bord du sillon.

Semis en poquets

Les graines sont placées au fond de trous, creusés à la profondeur et à la distance voulues ou réunies par groupe à intervalles égaux, au fond de rayons continus tracés au cordeau. Les graines semées à la main ou au semoir. On les recouvre ensuite avec le râteau . Les haricots par exemple se sèment en poquets.

A ne pas oublier : l’étiquetage des semis

Quel que soit le genre de semis effectué, on a toujours intérêt à étiqueter la planche ensemencée au moyen d’une petite carte insérée dans une fiche fendue ou une petite pancarte sur laquelle on porte l’indication de la variété et la date du semis.

À quelle distance semer ?

On trouvera sur l’emballage pour chaque variété le poids au mètre carré de graines à semer mais vous trouverez toutes les informations sur notre calendrier des semis, toutefois il s’agit d’un dosage moyen qu’on corrigera en plus ou en moins suivant la nature du terrain.

En terre forte, argileuse, il faut semer plus fort qu’en sol léger.

Sous un climat humide et chaud, on sèmera plus clair que sous un climat sec.

À contre-saison (culture hâtée ou retardée), les semis devront être plus denses que ceux faits en saison normale.

À quelle profondeur semer ?

D’une façon générale, mieux vaut semer peu profondément. Trop enfoui, en effet, le germe n’arrive pas à traverser l’épaisseur de terre qui le recouvre et il périt par manque d’air ou par excès d’humidité. Ceci dit, la profondeur à laquelle on enterrera la graine doit suivre une règle ; la profondeur sera de 3 à 4 fois en moyenne le diamètre de la graine ; 3 fois pour les graines plantes comme pour les graines de Melon, Lentille etc , 4 fois pour les graines rondes comme pour les graines de Pois etc

Cette profondeur sera augmentée ou diminuée suivant la nature du terrain, le climat et la saison.

En terre argileuse, forte, on diminue la profondeur en raison de la difficulté qu’éprouve le germe à traverser une couche compacte qui de plus à tendance à crouter. Vous trouverez les solutions pour restructurer ce type de sol (Humusol, aérateur des sols).

Sous un climat sec et chaud, on enterre un peu plus la graine afin que celle-ci trouve dans le sous-sol une humidité qui manque en surface. En première saison, on sèmera peu profond afin que l’humidité, souvent considérable au printemps, ne provoque pas la pourriture de la graine. Au fur et à mesure de l’avance de la saison, on enterrera davantage la semence pour suivre l’humidité que le soleil pompe en surface et qui ne se trouve plus qu’à une certaine profondeur. Tous les semis doivent être suivis d’un plombage qui établi un contact plus intime entre la graine et la terre avoisinante, il se fait au moyen du râteau ou d’une planche en marchant lentement dessus. Après le plombage, on donne l’humidité nécessaire par un bon bassinage qui se répète au cours de la végétation.

Pourquoi terreauter vos semis ?

Le terreautage des semis est très recommandé, il contribue à un plus grand échauffement de la terre, entretient la fraicheur, évite le craquelage du sol et active la germination.

Il est presque indispensable pour les graines fines qui ne peuvent germer que si le sol est parfaitement émietté. On répand le terreau ou le Lombricompost végétal potage ou lombricompost potager à la main ou à la pelle et on lui donne une épaisseur de 1 cm environ.

Paillage

Le paillis de Miscanthus est également très favorable pour les semis en pépinière qui sont faits au moment des chaleurs en vue de l’obtention de plants à repiquer et surtout s’il s’agit de graines à germination lente. Cette couverture de Miscanthus devra être bien uniforme et assez peu épaisse pour entretenir la fraicheur sans étioler les jeunes pousses.

Dès que celles-ci sont apparues, on enlève le miscanthus avec toutes les précautions voulues. On procède par temps couverts ou en fin de journée, de façon que les jeunes plantes ne soient pas abattues par le contact brusque et direct avec les rayons du soleil. De toute façon, il ne faudra pas attendre une fois que la levée s’est produite, car les germes s’allongeraient inutilement.

Le semoir

Il désigne communément un instrument destiné à répandre mécaniquement les graines sur le sol. On trouve donc des semoirs à main qui permettent suivant la grosseur des graines et le débit à obtenir, utilisable dans les jardins pour les semis délicats.

Sentier ou passe pieds

Le sentier ou passe pieds est un passage étroit de 30 à 40 cm de large, ménagé entre les planches pour permettre d’y semer, planter, biner, arroser etc, sans fouler le terrain cultivé.

Planche

On dresse un sentier ou passe pieds, c’est-à-dire qu’on l’aligne définitivement lorsque la planche est semée ou plantée. On tend alors un cordeau sur un côté de la planche et avec un râteau dont l’extrémité du fer est appliquée contre la ficelle, on tire un tracé droit et continu qui délimite parfaitement le passage et lui donne un aspect soigné.

En terrain sec, les sentiers doivent être surélevés de façon que les eaux d’arrosage ou de pluie demeurent sur la surface des planches et n’aies pas tendance à s’évacuer par les sentiers. On obtient la surélévation des sentiers en y jetant les pierres et les petites mottes qui proviennent du nivelage des planches.
En terrain humide, au contraire, on aura intérêt à aménager des sentiers en creux ce qu’on obtiendra en rejetant sur la planche l’excès de terre fourni par le ratissage de ces sentiers.

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