Quels traitements bio contre la sclérotiniose ?

maladie sclérotiniose

La sclérotiniose fait partie des maladies fongiques les plus redoutées. Présente sur un large éventail de cultures, elle s’attaque aux tissus de la plante et provoque des pourritures qui compromettent à la fois le rendement et la qualité des récoltes. Face à cette maladie capable de persister durablement dans les sols, les approches biologiques et agronomiques occupent une place centrale pour limiter sa progression. Pour le jardinier qui souhaite cultiver de façon respectueuse et limiter les interventions chimiques, la sclérotiniose soulève de vraies questions : comment reconnaître les dégâts, pourquoi elle revient d’une année sur l’autre, et quels leviers biologiques permettent d’en réduire la pression au fil des saisons.

Qu’est-ce que la sclérotiniose ?

Les sclérotinioses regroupent un ensemble de maladies cryptogamiques provoquées par des champignons du genre Sclerotinia. Elles sont aussi connues sous les appellations de pourriture blanche ou pourriture du collet.

Ces maladies concernent un spectre très large de cultures : potagères, légumières, ornementales, grandes cultures et arboriculture fruitière. À l’échelle mondiale, la sclérotiniose figure parmi les maladies végétales les plus dévastatrices, tant par l’ampleur des surfaces concernées que par les pertes engendrées.

Les impacts sont doubles. D’une part, les rendements chutent parfois fortement lorsque l’attaque survient en cours de cycle. D’autre part, la qualité des productions se dégrade, avec des fruits, racines ou organes récoltés devenus impropres à la commercialisation ou au stockage.

Quels sont les agents pathogènes responsables ?

Trois agents pathogènes sont principalement à l’origine des sclérotinioses observées :

  • Sclerotinia sclerotiorum : l’espèce la plus répandue. Très polyphage, elle s’attaque aussi bien aux cultures légumières (pomme de terre, carotte, céleri, haricot…), qu’aux grandes cultures et à certaines espèces fruitières.
  • Sclerotinia minor : plus localisée, elle provoque des symptômes proches mais avec un développement souvent plus limité.
  • Sclerotium cepivorum : responsable de la pourriture blanche des alliacées, elle cible les plantes du genre Allium comme l’ail, l’échalote, l’oignon ou le poireau.

Ces champignons se reconnaissent par la présence d’un mycélium blanchâtre visible sur les tissus infectés. Au fil de l’évolution de la maladie, ils produisent fréquemment des sclérotes, de couleur noire ou parfois blanchâtre.

Les sclérotes correspondent à du mycélium compacté et durci. Cette forme de résistance permet au champignon de traverser des périodes défavorables et d’assurer sa pérennité dans l’environnement.

Quels sont les facteurs qui favorisent la sclérotiniose ?

culturales. Les phases d’installation et de progression sont nettement favorisées par des ambiances humides associées à des températures modérées. Plusieurs paramètres reviennent fréquemment dans les situations à risque :

  • Des conditions douces et humides, avec une température optimale comprise entre 10 et 15 °C.
  • Des sols lourds et mal drainés, où l’eau stagne plus facilement.
  • Une hygrométrie élevée au niveau du couvert végétal.
  • Une végétation dense, peu aérée, qui limite la circulation de l’air et prolonge l’humidité sur les tissus.

Une forte capacité de survie et persistance dans le sol

La capacité de survie des agents responsables des sclérotinioses constitue l’un des points les plus problématiques dans la gestion de cette maladie. Les sclérotes peuvent rester viables entre 8 et 15 ans dans le sol, selon l’espèce concernée et les caractéristiques pédoclimatiques de la parcelle.

À cette longévité s’ajoute la présence de mycélium dans les résidus végétaux, qui contribue également à maintenir l’inoculum d’une année sur l’autre. Ainsi, une parcelle ayant déjà subi une attaque conserve un niveau de risque élevé sur le long terme.

Chaque nouvelle culture sensible implantée sur ces sols permet au champignon de se multiplier à nouveau, augmentant progressivement la pression parasitaire et la probabilité d’expression de la maladie.

Quels sont les dégâts causés par la sclérotiniose ?

Les dégâts liés à la sclérotiniose évoluent souvent rapidement une fois la maladie installée. On observe généralement :

  • Un flétrissement du feuillage.
  • L’apparition de taches jaunâtres sur tout ou partie de la plante.
  • Une évolution de ces zones vers des colorations noirâtres.
  • Un feutrage blanchâtre caractéristique à la base du feuillage ou au niveau du collet.

À un stade avancé, les tissus atteints entrent en pourriture. La plante se dégrade entièrement, finit par dépérir puis meurt. En arboriculture fruitière, ces dégâts peuvent concerner les rameaux, les fruits en formation ou les organes pérennes, avec des conséquences durables sur la productivité.

Quelles mesures de prévention contre la sclérotiniose ?

 Plusieurs leviers peuvent être combinés pour réduire les conditions favorables au champignon et à limiter sa persistance dans les parcelles:

  • Espacer suffisamment les plantes sensibles pour limiter les zones humides.
  • Aérer les rangs et les inter-rangs afin de favoriser la circulation de l’air.
  • Éviter les fumures azotées excessives, souvent associées à une végétation trop dense.
  • Privilégier des amendements organiques bien maîtrisés.
  • Retirer systématiquement les organes contaminés dès leur apparition.
  • Détruire les résidus infectés pour réduire les sources d’inoculum.
  • Mettre en place des rotations longues avec des cultures non sensibles.

Quelles solutions biologiques contre la sclérotiniose ?

Amélioration du sol

Comme beaucoup de maladies, la sclérotiniose principalement liées à des structures de sols compactés, lourds et mal oxygénés. Pour y remédier, nous vous recommandons l’apport des solutions suivantes :

Barrière physique

💡 Notre astuce : Appliquer par pulvérisation foliaire sur l’ensemble de l’arbre fruitier ou sur les légumes du potager à l’aide d’un pulvérisateur le mélange de CHITOSAN LIQUIDE + AMENDEMENT ARGILE BENTONITE SODIQUE pour créer une barrière physique afin d’éviter la prolifération de la maladie (préventif , curatif).

Appliquer la solution dès les premiers signes (pourriture blanchâtre, jaunâtre, flétrissement de la plante). Ne pas tarder car la prolifération de la maladie est très rapide . Renouveler l’opération après une pluie

Dosage (Pour un pulvérisateur de  5litres) : CHITOSAN LIQUIDE 50 ml + BENTOBIO 50g + 5 litres d’eau.

Nous vous recommandons aussi la solution suivante :

Application : pulvérisation foliaire à l’aide d’un pulvérisateur de la solution
Maladies des légumes du potager que nous conseillons de mélanger avec le CHITOSAN LIQUIDE.

Dosage pour 5 litres de solution : 50 ml à 100 ml chitosan liquide + 500ml Maladies des légumes du potager + 4.5L d’eau / 10m2.

Avant de déguster vos fruits ou vos légumes, il suffira juste de les passer sous l’eau

Photo : Shutterstock

Conseils dans la thématique Maladies du jardin :