Mildiou du concombre : quels traitements biologiques ?

mildiou du concombre

Le mildiou du concombre est l’une des principales problématiques pour la culture des Cucurbitacées. Cette maladie cryptogamique est particulièrement virulente affecte les concombres en pleine terre comme sous abri. Elle entraîne une détérioration rapide du feuillage et une baisse significative de la production. Comment reconnaître cette maladie ? Quelles sont les causes ? Et quels traitements biologiques appliquer pour lutter ?

Description du mildiou du concombre

Le mildiou du concombre, aussi appelé mildiou des cucurbitacées, est causé par Pseudoperonospora cubensis, un organisme pathogène de la famille des Peronosporaceae. Il s’agit d’un parasite biotrophe obligatoire, ce qui signifie qu’il ne peut se développer qu’en présence de tissus vivants. En dehors de son hôte, il survit sous forme d’oospores, pour assure ainsi sa persistance d’une saison à l’autre.

Présent sur tous les continents, le mildiou du concombre sévit aussi bien dans les zones tempérées que dans les régions tropicales et semi-arides. Il affecte régulièrement l’Europe, les Amériques, le Japon et l’Australie, mais également certaines régions d’Afrique et du Moyen-Orient.

Quelles sont les plantes hôtes du mildiou des cucurbitacées ?

Le mildiou du concombre s’attaque exclusivement aux Cucurbitacées. Parmi ses hôtes privilégiés, on retrouve :

  • Le concombre (Cucumis sativus)
  • Le melon (Cucumis melo)
  • La pastèque (Citrullus lanatus)
  • Les courges et courgettes (Cucurbita sp.)

Cycle de développement de la maladie

Le mildiou du concombre se développe uniquement sur des tissus vivants et ne survit pas dans le sol sans son hôte. Il hiverne dans les régions où les températures restent douces, trouvant refuge sur des Cucurbitacées sauvages ou cultivées.

Son développement est favorisé par une forte hygrométrie et une température comprise entre 8 et 23°C. Même lorsque les journées sont chaudes, des températures nocturnes modérées permettent au champignon de proliférer.

L’infection débute lorsque les sporanges libèrent des zoospores en présence d’eau. Celles-ci pénètrent ensuite la plante par les stomates des feuilles, amorçant la contamination. Quatre à cinq jours après l’infection, de nouveaux sporanges apparaissent et sont disséminés par le vent, l’eau d’arrosage ou encore les outils de jardinage.

Ce cycle de développement rapide, avec une colonisation des tissus en moins d’une semaine, explique pourquoi les symptômes s’étendent si vite au sein d’une même parcelle.

Quels sont les symptômes du mildiou sur le concombre ?

Les premières manifestations du mildiou du concombre apparaissent sur les feuilles sous la forme de taches humides et huileuses. Très vite, ces tâches jaunissent avant de se nécroser, dessinant des formes angulaires délimitées par les nervures.

Lorsque les conditions sont favorables, la maladie progresse rapidement, provoquant une mosaïque de zones jaunes et brunes sur le feuillage. En l’absence de traitement, les lésions s’étendent et confluent, menant à un dessèchement généralisé des feuilles.

Un signe distinctif du mildiou du concombre est la présence d’un feutrage caractéristique sur la face inférieure des feuilles. Ce voile de spores peut varier du gris clair au mauve foncé, signalant la production active de sporanges et la dispersion imminente de la maladie.

Si l’infection se généralise, la plante s’affaiblit considérablement et la production de concombres est fortement impactée.

Traitements et solutions biologiques contre le mildiou du concombre

Aérer, oxygéner et décompacter le sol

Une première méthode de lutte est d’aérer érer, oxygéner, décompacter le sol (pour éviter la stagnation de l’eau sur les sols)

Pour la protection contre le Mildiou du concombre : 

Notre astuce pour 1 litre de solution : 50 ml de Chitosan liquide + 100 ml traitement bio maladies des légumes du potager+ 850 ml d’eau / 10 mètre carré. Multiplier les doses en fonction du volume de solution utiisée.
Application foliaire préventive et curative sur l’ensemble de la plante.
Tous les 7 à 21 jours jusqu’à disparition de la maladie.

  • Argile bentonique sodique : cette solution agit comme une barrière physique, son fort pouvoir absorbant permet d’assécher les zoospores du Mildiou évitant ainsi sa prolifération. Application préventive et curative.
    Dose d’application pour 1 litre de solution : 10 gr / 1 litre d’eau /10 mètres carré. Pulvériser tous les 7 à 21 jours sur le feuillage.
  • Décoction de prèle
  • Infusion écorce de saule

Des bonnes pratiques pour prévenir le mildiou du concombre

La lutte biologique contre le mildiou repose dans un premier temps sur des mesures préventives :

  • Préserver des conditions de culture saines : utiliser des plants exempts de maladie et assurer un bon drainage des parcelles pour éviter l’accumulation d’humidité.
  • Optimiser l’irrigation : privilégier le goutte-à-goutte pour limiter l’humidité sur le feuillage et éviter l’aspersion, qui favorise la dispersion des spores.
  • Améliorer la ventilation : sous abri, aérer régulièrement pour réduire l’humidité ambiante et limiter la condensation sur les feuilles.
  • Surveiller les symptômes : inspecter fréquemment les feuilles et éliminer immédiatement les parties infectées pour limiter la propagation de la maladie.
  • Renforcer les défenses naturelles des plantes : appliquer des décoctions de prêle ainsi que le biostimulant universel de planète agrobio pour stimuler leur résistance.
  • Pratiquer la rotation des cultures : éviter de cultiver des Cucurbitacées au même endroit plusieurs années de suite afin de limiter la réapparition du mildiou.
  • Éloigner les cultures sensibles des foyers infectés : ne pas planter à proximité de parcelles ayant été touchées par le mildiou lors des saisons précédentes.

Photo : Shutterstock

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