Fumagine de l’oranger : causes et solutions biologiques

fumagine de l'oranger

Un voile noirâtre recouvre les feuilles de votre oranger ? Pas de panique, il s’agit probablement de fumagine. Cette suie végétale, bien que peu esthétique, est en réalité le symptôme d’un autre problème : la présence d’indésirables comme les cochenilles. En s’installant sur le miellat sucré qu’ils sécrètent, les champignons responsables de la fumagine forment une couche sombre qui gêne la photosynthèse et affaiblit la plante. Heureusement, des solutions existent pour enrayer le problème à la source et redonner à votre oranger tout son éclat. Dans cet article, on vous explique comment reconnaître la fumagine, quelles en sont les causes et surtout comment la traiter efficacement.

Quelles sont les causes et symptômes de la fumagine de l'oranger ?

Parmi les fléaux les plus redoutables pour nos orangers, il faut citer en première ligne l’invasion des cochenilles, Kermés et autres Coccidés. Le mal est grave et nous pourrions citer tel cultivateur qui récoltait autrefois beaucoup de kilogramme d’oranges et a vu sa récolte tomber au plus bas par le fait de l’invasion de cochenilles. Nous ajouterons vite que si les Lecanium sont la cause première, générale, ils ne sont pas la cause unique, spéciale et directe.

Au commencement de l’été, ces insectes sortent de leur retraite d’hiver, ou plutôt les œufs préservés jusqu’à ce moment par la carapace de leur mère morte sur eux à l’automne précédent, éclosent, il en résulte de petits insectes à peine perceptibles, d’un blanc roussâtre ou jaunâtre selon les espèces et qui se répandent sur les jeunes rameaux, les jeunes feuilles et les fruits surtout.

Au bout de deux ou trois semaines, ces insectes prennent leur couleur normale : les uns sont brunâtres, les autres jaunâtres et d’autres encore absolument blancs (Planococcus citri). C’est surtout de ces derniers dont nous voulons parler aujourd’hui. Ils se couvrent d’une sorte de duvet laineux qui les abrite des intempéries et les préserve aussi contre les prédateurs. Peu après le duvet ou en même temps, apparait le miellat. On nomme ainsi une sorte de matière cireuse produite par les insectes et projetée par eux sur les feuilles, fruits et rameaux, et même d’un oranger a un autre, bien souvent. C’est dans le miellat que se développent les Fumago, champignons microscopiques, dont la multitude parvient à recouvrir, comme le miellat lui-même, à peu près, tous les organes de l’oranger, à tel point qu’en hiver, quant surviennent les pluies, Fumago et miellats desséchés tombent ensemble sous forme de pellicules noires plus ou moins étendues. La feuille, dans ce cas, reste brillante et verte, comme si elle n’avait jamais subi l’atteinte d’un mal quelconque. Pourtant, toutes ces feuilles tomberont à la reprise de la végétation, à tel point que de mars à mai, on voit des arbres absolument dénudés : On dirait des végétaux a feuilles caduques observés en hiver.

Quels désordres physiologiques ont donc produit Lecanium et Fumago pour arriver à un aussi pénible résultat ? Les cochenilles ont, pour leur part, à l’aide de leur rostre ou bec, percé la feuille ou tout autre organe jeune et tendre d’une multitude de petits trous qui sont autant d’obstacles à la libre circulation de la sève et des autres sucs végétaux. Les champignons ont ensuite recouvert tout cela et entravé d’autant les fonctions des feuilles (respiration, absorption, exaltation…) . On voit qu’il y en a largement assez pour conduire au dépérissement.

Aussi, depuis plusieurs années bien des jardiniers sont obligés, chaque année, non pas de tailler, mais de nettoyer et d’enlever les brindilles et rameaux morts : l’oranger se dégarnit de plus en plus et produit de moins en moins jusqu’au jour fatal où il meurt.

Voila, pratiquement résumées, les diverses phases de l’attaque.

Comment lutter contre la fumagine de l'oranger ?

Comment et à l’aide de quoi peut-on lutter ? C’est ce que nous allons essayer de montrer.

En prévention

Nous devons d’abord reconnaitre que le mal sévit toujours avec beaucoup plus d’intensité dans les lieux ombragés, mal aérés, que dans ceux bien éclairés, ou les rayons solaires plongent librement. Il faudra donc agir préventivement en élaguant les arbres trop touffus ou trop serrés dans la plantation.

En traitement contre la fumagine

Quand le mal est déclaré, il faut traiter avec soin et n’avoir qu’un but, détruire les cochenilles parce que sans elles, pas de fumagine. Une fois le miellat survenu, rien n’arrête le développement de la fumagine. La pulvérisation du traitement bio maladies des arbres fruitiers grâce à la silice orthosilicique et phytohormones qu’il contient permet d’assécher fortement le Fumago de la fumagine. Mais, ce sont bien les cochenilles qu’il faut détruire.

Pour une solution de 5 litres :

Application tout au long de l’année, hors période de gel.
Laisser agir quelques jours puis a l’aide d’un jet d’eau enlever la fumagine desséchée puis recommencer si nécessaire.

En traitement contre les cochenilles sur l’oranger

C’est quand les insectes commencent à s’échapper de dessous les carapaces des mères qu’il faut les atteindre, voici du reste notre préparation pour 5 litres :

Ce traitement est à appliquer tous les 14 à 21 jours jusqu’à disparition des cochenilles.

Vous pouvez également utiliser un Piégeage cochenille farineuse de l’oranger ou Planococcus citri grâce à : 

 

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