Cloque du pêcher : comment lutter biologiquement ?

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La cloque du pêcher est l’une des maladies les plus redoutées par les jardiniers qui cultivent des pêchers, nectariniers ou brugnoniers. Elle est responsable de déformations spectaculaires sur les feuilles, qui affaiblissant l’arbre et réduissent sa production de fruits. Mais heureusement, il est possible de lutter contre cette maladie de manière biologique. Découvrez tout ce qu’il faut savoir pour protéger vos pêchers.

Quels moyens de lutte et traitements contre la cloque du pêcher ?

La lutte biologique contre la cloque du pêcher repose dans un premier temps sur plusieurs stratégies complémentaires :

  • Choisir des variétés résistantes : certaines variétés de pêchers sont moins sensibles à la cloque. Les variétés anciennes comme ‘Amsden’, ‘Angevine de Marmande’ ou ‘Reine des vergers’ sont réputées pour leur meilleure résistance naturelle à la maladie.
  • Enlever les feuilles infectées : dès l’apparition des premières feuilles cloquées, il est conseillé de les retirer immédiatement et de les détruire pour limiter la propagation du champignon. Cette mesure permet de réduire la pression de l’infection l’année suivante.
  • Effectuer une taille hivernale : en hiver, tailler les rameaux touchés permet d’éliminer les zones infectées par les spores du champignon. Ces rameaux doivent ensuite être brûlés ou éliminés pour éviter une nouvelle contamination.

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Nous recommandons l’application des traitements naturels suivant :

🍑 Notre recommandation pour lutter efficacement :

Pour 5 litres de traitement : mélangez 50 ml chitosan liquide + 500 ml de traitement bio cloque du pêcher + 4.5 litres d’eau.

Appliquez cette solution dès le gonflement des bourgeons (mars / avril). Répétez la pulvérisation tous les 7 jours jusqu’au stade 2/3 feuilles.

Recommencez l’opération après une pluie.

En complément, nous vous conseillons l’argile benonite sodique pour améliorer le sol où vous cultivez le pêcher.

L’application d’un biostimulant arbre fruitier constitue également un premier rempart contre les maladies.

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Qu'est-ce que la cloque du pêcher ?

La cloque du pêcher est une maladie cryptogamique, provoquée par le champignon Taphrina deformans, qui attaque principalement les pêchers (Prunus persica), les nectariniers et, dans de plus rares cas, les amandiers.

La maladie tire son nom des boursouflures caractéristiques qu’elle occasionne sur les feuilles infectées, créant un aspect cloqué, parfois coloré de teintes rosées ou jaunâtres. Les attaques répétées sur l’arbre affaiblissent progressivement ce dernier, le rendant plus vulnérable aux autres ravageurs et maladies du pêcher.

Cycle et conditions de développement

Le champignon Taphrina deformans traverse l’hiver sous forme d’ascospores, en se logeant dans les recoins de l’écorce et des bourgeons ou sur le sol autour de l’arbre. Cette capacité à se protéger des conditions froides lui permet de résister tout au long de la saison hivernale, surtout si les températures sont douces et l’air humide. Un hiver sans gel prolongé favorise particulièrement sa survie, préparant ainsi le terrain pour l’infection au printemps.

L’infection débute dès l’émergence des bourgeons et des premières feuilles, période où le champignon se réveille pour infecter l’arbre. Ce sont les contaminations printanières qui causent les plus grands dommages, car les jeunes feuilles sont très sensibles à l’attaque. La propagation du champignon se fait principalement via l’eau de pluie, qui transporte les spores vers les bourgeons, et augmentent ainsi le risque d’infestation. Les vents contribuent également à disséminer les spores.

Bien que les spores ne survivent ni dans le sol ni dans le compost, elles peuvent rester en état de latence d’une année sur l’autre, logées dans l’arbre ou son environnement immédiat, prêtes à réinfecter lors des saisons suivantes si les conditions restent favorables.

Quels sont les facteurs favorables au développement de la cloque du pêcher ?

  • Des températures modérées : le champignon Taphrina deformans commence à se développer dès que la température atteint 10°C, et son développement est optimal entre 10°C et 21°C dans des conditions chaudes et humides.
  • Un hiver doux et humide : un hiver sans gel intense, associé à une humidité élevée, favorise la survie des spores et permet une infection plus rapide au printemps.
  • Des précipitations importantes : une forte pluviométrie dynamise la propagation des spores et accélère la progression de la maladie.

Quels sont les symptômes observés ?

Les dégâts faits par la cloque du pêcher sont visibles sur différentes parties de l’arbre.

Sur les feuilles

Les premiers signes de la cloque du pêcher apparaissent généralement au printemps, lorsque les bourgeons commencent à s’ouvrir. Les feuilles infectées changent progressivement de couleur, passant d’un blanc jaunâtre à des teintes plus roses ou rouges.

Ces feuilles se déforment, prennent une apparence enroulée, épaissie et cloquée, avec des boursouflures caractéristiques. Cette déformation leur confère un aspect spiralé. Elles deviennent aussi plus plus fragiles et cassantes.

À mesure que la maladie progresse, les feuilles deviennent également plus sensibles à d’autres infections, comme l’oïdium, et attirent des ravageurs tels que les pucerons.

Les feuilles peuvent finir par brunir, se dessécher, puis tomber prématurément.

Sur les rameaux

Les jeunes pousses ne sont pas épargnées par la cloque du pêcher. Les rameaux affectés montrent des signes de déformation, avec un épaississement des tissus qui leur donne un aspect charnu et irrégulier. Lorsque l’infection commence dès le stade du bourgeon, la croissance du rameau peut être sévèrement limitée, voire totalement stoppée.

Sur les fruits

Bien que les fruits soient moins fréquemment touchés, ils peuvent présenter des symptômes de déformation, surtout sur un côté. Ces déformations localisées, souvent accompagnées d’altérations de couleur, varient du jaune au violacé.

Au fur et à mesure que le fruit grandit, les zones infectées brunissent et finissent par se craqueler.

💡Quelle est la nuisibilité et l’impact sur la production ?

La cloque du pêcher a des conséquences directes sur la vitalité de l’arbre. Les feuilles déformées et tombées réduisent la capacité de l’arbre à effectuer la photosynthèse. L’arbre s’affaiblit progressivement, devenant plus sensible à d’autres maladies et ravageurs.

La répétition de ces infestations, année après année, peut épuiser l’arbre au point de compromettre sa survie. La diminution de la production de fruits est également notable, affectant non seulement la quantité mais aussi la qualité des récoltes.

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