Chaque automne, les amateurs de châtaignes attendent avec impatience la récolte. Mais dans les bogues, un ravageur peut compromettre la qualité des fruits : le carpocapse des châtaignes. Ce petit papillon, dont la larve se développe à l’intérieur même des châtaignes, ronge les amandes et laisse derrière lui des fruits perforés, souillés et invendables. Cydia splendana cause des pertes importantes, surtout dans les régions où la culture du châtaignier garde une place forte. Pour les jardiniers comme pour les castanéiculteurs, comprendre le cycle de ce ravageur et les méthodes de lutte biologique permet de mieux s’en débarrasser.
Identification du carpocapse des châtaignes
Le carpocapse des châtaignes, scientifiquement nommé Cydia splendana, appartient à la famille des Tortricidae, au sein de l’ordre des Lépidoptères. Ce groupe rassemble de nombreux papillons ravageurs de cultures fruitières.
L’espèce est largement répandue à travers l’Europe, où elle s’attaque principalement aux forêts et vergers contenant ses plantes hôtes.
Morphologie de Cydia splendana
- Adulte : le carpocapse des châtaignes adulte est un petit papillon dont l’envergure varie entre 13 et 18 mm. Ses ailes antérieures, de forme trapézoïdale, sont gris cendré, ornées de fines lignes claires. Une tache gris argenté, bordée de brun et marquée de quatre traits noirs, est bien visible à l’angle postérieur des ailes. Les ailes postérieures sont plus uniformes, d’un marron grisâtre discret.
- Larve : la larve peut atteindre jusqu’à 16 mm de long. Son corps épais, allant du blanc au rosé, présente un premier segment thoracique brun foncé et une tête brun jaunâtre. Elle se développe à l’intérieur des fruits, creusant la châtaigne pour se nourrir de l’amande. Ce stade est le plus dommageable pour les récoltes.
- Œufs : ils sont blanchâtres au départ, puis se parent d’un anneau rouge-violacé à mesure que l’embryon se développe.
Quelles sont les plantes hôtes ?
Le carpocapse des châtaignes se développe principalement sur le châtaignier commun (Castanea sativa), arbre emblématique des forêts de feuillus et des vergers de moyenne montagne. Ce ravageur apprécie les milieux boisés, souvent mixtes, où cohabitent plusieurs de ses plantes-hôtes.
En plus des châtaigniers, il peut s’attaquer aux chênes (Quercus spp.) et aux noyers (Juglans spp.), et plus rarement aux noisetiers (Corylus spp.).
Cette diversité végétale, présente dans les lisières forestières comme dans certains vergers, lui offre un terrain favorable pour se développer, surtout lorsque les hivers sont doux et les automnes prolongés. La proximité de plusieurs espèces hôtes facilite la dispersion des adultes et la ponte, augmentant les risques d’infestation dans les vergers de châtaigniers cultivés.
Quels sont les dégâts provoqués par le carpocapase des châtaignes ?
Les dégâts causés par Cydia splendana sont concentrés sur les fruits. La larve ronge l’amande de l’intérieur, creusant des galeries et laissant derrière elle des excréments qui souillent la chair. Le fruit présente en surface un petit trou, souvent le seul indice visible avant l’ouverture de la bogue.
Ce type de dégradation réduit fortement la qualité des récoltes. Lors d’années favorables au développement du carpocapse, les pertes peuvent être très importantes. De nombreux fruits doivent être triés manuellement, ce qui implique un travail supplémentaire pour les producteurs comme pour les jardiniers.
La valorisation commerciale des châtaignes devient alors difficile, même en circuits courts, car les fruits abîmés sont invendables. Pour ceux qui récoltent en petite quantité, le choc est souvent visible à l’ouverture : une châtaigne vide ou brune, parfois animée par une larve encore présente.
Les solutions biologiques Planète Agrobio contre le carpocapse des châtaignes
Application de biostimulant sur vos châtaigners :
- Biostimulant légume du potager : c’est le premier rempart contre les ravageurs comme Cydia splendana, il permet de renforcer les tissus des plantes et grâce à l’apport de l’acide salicylique, il déclenche le mécanisme de défenses des plantes. Un atout majeur pour lutter contre les ravageurs
Utilisation de piège et Lutte biologique
- Piège ATRAP
- Piège DELTAP Lépidoptères
- Recharge plaque engluée blanche DELTAP (La changer dès qu’elle est souillée par la trop grande présence du ravageur, poussières et débris de végétaux afin qu’elle joue son rôle pleinement)
- Phéromones : Carpocapse de la châtaigne (Cydia splendana) : Elles doivent être changées toutes les 5 semaines
- Plaque engluée jaune COLTRAP 2 faces 25 X 10 cm
- Plaque engluée jaune COLTRAP 2 faces 25 X 40 cm
Notre conseil au verger : le piège est accroché à des branches d’arbres à une hauteur moyenne de 1,5 à 2 m du sol : 1 à 2 pièges suspendus pour 100m². Dans les arbres fruitiers isolés, un piège doit être attaché à chaque arbre
le piège ATRAP, piège DELTAP ou simplement avec les plaques engluées jaunes avec l’apport de la phéromone Carpocapse de la châtaigne (Cydia splendana) doivent être suspendus au début de l’été (juillet jusqu’à septembre) à des branches d’arbres à une hauteur moyenne de 1,5 à 2 m du sol : 1 à 2 pièges suspendus pour 100 m². Dans les arbres fruitiers isolés, un piège doit être attaché à chaque arbre.
Application d’insecticides bio et naturels
Le traitement insecticide bio pucerons et araignées rouges doit être appliqué dès que vous observez un nombre au-delà de 5 individus collés ou pris dans le piège.
- Traitement bio pucerons et araignées rouges
- Savon noir
Dose d’application pour 1 litre de solution : préparez 100 ml Traitement bio pucerons et araignes rouges + 10 ml savon noir + 890 ml d’eau, multiplier les doses en fonction du volume de bouillie désiré. - Répulsif jardin – terre de diatomée
Cycle biologique de Cydia splendana
Le carpocapse des châtaignes ne produit qu’une génération par an. Les adultes prennent leur envol entre juillet et septembre, selon les conditions climatiques. La femelle commence à pondre environ 24 heures après son émergence. La ponte s’étale sur une dizaine de jours, chaque femelle déposant en moyenne une soixantaine d’œufs, généralement sur la face supérieure des feuilles proches des fruits en développement. L’incubation dure entre 10 et 15 jours.
Les jeunes larves migrent d’abord sur les feuilles et les rameaux, puis pénètrent les bogues par le point d’insertion avant d’entrer dans la châtaigne par le hile. Une fois à l’intérieur, elles se nourrissent de l’amande pendant trois semaines. Leur activité est particulièrement marquée à l’automne.
À la fin de leur développement, de fin septembre à mi-novembre, les larves creusent un petit trou de sortie de 2 à 3 mm pour quitter le fruit. Elles s’enfouissent ensuite dans le sol ou se réfugient sous l’écorce de l’arbre-hôte, où elles tissent un cocon de soie ovoïde, mêlé de terre et de débris, long de 8 à 10 mm.
L’hivernation a lieu dans ce cocon, et la nymphose se produit en juillet dans les régions les plus chaudes, avec émergence des adultes à partir d’août.


