Tenthrèdes du rosier : dégâts et traitements naturels

tenthredes du rosier

Vos rosiers présentent des feuilles grignotées, décapées ou presque réduites à leurs nervures ? Les tenthrèdes du rosier peuvent être en cause. Ces petits insectes ailés, aussi appelés mouches à scie, regroupent en réalité plusieurs espèces capables de s’attaquer aux rosiers. Les dégâts viennent surtout de leurs larves, souvent confondues avec de vraies chenilles, alors qu’il s’agit de fausses chenilles reconnaissables à leur nombre plus élevé de fausses pattes. En se nourrissant du feuillage, elles provoquent des feuilles trouées, décapées ou squelettisées, ce qui affaiblit l’aspect général de la plante. Planète Agrobio vous apporte ses solutions naturelles pour lutter contre les tenthrèdes du rosier.

Qu’est-ce que le tenthrède du rosier ?

Le tenthrède du rosier n’est pas un seul insecte, mais un nom courant qui peut désigner plusieurs espèces de tenthrèdes liées aux rosiers. Ces insectes ravageurs appartiennent aux familles des Argidae et des Tenthredinidae. Ils sont proches des guêpes et des abeilles, même si les adultes ressemblent souvent à de petites mouches. Les femelles sont surnommées mouches à scie, car leur ovipositeur denté leur permet d’inciser les tissus végétaux pour y déposer leurs œufs. Les dégâts sont surtout causés par les larves, appelées fausses chenilles en raison de leur ressemblance avec les chenilles de papillons.

Parmi les espèces pouvant être appelées tenthrèdes du rosier, on trouve notamment :

  • Ardis pallipes, mineuse des pousses ou tenthrède des pousses du rosier ;
  • Allantus cinctus, tenthrède du rosier ou tenthrède ceinturée ;
  • Allantus cingulatus, tenthrède du rosier ;
  • Arge pagana, tenthrède du rosier ou tenthrède des feuilles du rosier ;
  • Arge ochropus, hylotome du rosier ou tenthrède défeuillante du rosier ;
  • Blennocampa phyllocolpa, tenthrède rouleuse des feuilles du rosier ;
  • Cladius pectinicornis, tenthrède décapeuse du rosier.

Comment différencier une vraie chenille d’une fausse chenille ?

Les larves de tenthrèdes sont souvent prises pour des chenilles de papillons, car leur forme allongée et leur façon de se déplacer se ressemblent. La différence la plus utile au jardin concerne les pattes. Une vraie chenille possède 3 paires de vraies pattes thoraciques et au maximum 5 paires de fausses pattes abdominales. Une larve de tenthrède possède aussi 3 paires de vraies pattes thoraciques, mais elle porte généralement 6 à 9 paires de fausses pattes abdominales. Les yeux permettent aussi de les distinguer : les larves de tenthrèdes n’ont qu’un ocelle de chaque côté de la tête, tandis que les chenilles de papillons possèdent plusieurs ocelles de chaque côté.

Quelles plantes peuvent être touchées par les tenthrèdes ?

Les tenthrèdes peuvent s’attaquer à de nombreuses plantes du jardin, avec des espèces parfois très liées à une plante ou à une famille végétale.

  • Fruitiers : groseilliers, pommiers, prunelliers, poiriers, cerisiers.
  • Arbres : aulnes, saules, frênes, acacias, bouleaux, chênes, pins, peupliers.
  • Vivaces et arbustes : rosiers, églantiers, géraniums, berbéris, millepertuis, joncs, fougères, aubépines.
  • Potager : l’oseille peut aussi être concernée.

Pourquoi les tenthrèdes posent problème sur les rosiers ?

Les rosiers font partie des plantes régulièrement touchées par les tenthrèdes. Les larves consomment le limbe des feuilles, parfois très rapidement, ce qui donne un feuillage troué, découpé ou squelettisé. Certaines espèces ne se limitent pas aux feuilles et peuvent attaquer les pédoncules. Dans ce cas, une fleur peut faner rapidement lorsque la larve consomme l’intérieur du pédoncule. Les dégâts restent souvent localisés au départ, mais ils deviennent vite visibles si plusieurs larves se nourrissent en même temps sur le même rosier.

Quelques formes rencontrées sur rosier permettent d’affiner l’observation :

  • Arge pagana présente une larve vert pâle à vert plus soutenu, avec des points noirs, qui consomme le limbe des feuilles.
  • Ardis sp. présente une larve jaunâtre à tête noire, qui se développe à l’intérieur des pédoncules.
  • Allantus sp. présente une larve aux couleurs pastel, avec une partie du corps vert tendre, des nuances rosées à mauves sur le dessus, des pois blancs et une tête orangée.

Quel est le cycle de vie des tenthrèdes du rosier ?

Les adultes émergent au printemps, souvent entre avril et juin. Après l’accouplement, les femelles pondent dans les tissus végétaux, parfois en nombre élevé, avec jusqu’à 300 œufs sur une même plante selon les espèces. Les œufs éclosent après quelques jours, puis les jeunes larves commencent aussitôt à se nourrir. Leur développement est rapide : certaines atteignent le stade de nymphe en 10 à 15 jours. Selon l’espèce, la nymphose peut se faire dans le sol, dans un cocon ou dans une fente de tige. À l’automne, les dernières larves tombent au sol et s’enfoncent à quelques centimètres de profondeur pour passer l’hiver sous forme de nymphe. Les adultes émergent au printemps suivant et le cycle reprend.

Quels sont les symptômes d’une attaque de tenthrèdes ?

Les attaques sont surtout visibles à la fin du printemps et en été. Les dégâts concernent principalement les feuilles, qui peuvent être grignotées sur les bords, décapées en surface ou réduites à un réseau de nervures. Lorsque les larves agissent en groupe, la consommation du feuillage s’accélère et l’aspect du rosier se dégrade rapidement. Une attaque forte peut affaiblir la plante, surtout si elle touche un rosier jeune, déjà stressé ou peu vigoureux.

Comment limiter les risques d’attaque ?

La prévention repose sur une observation régulière des rosiers, surtout au printemps et au début de l’été. Les premières larves sont plus faciles à repérer lorsque les dégâts restent localisés sur quelques feuilles.

Les gestes préventifs les plus utiles sont les suivants :

  • surveiller régulièrement les rosiers et les autres plantes sensibles ;
  • observer le revers des feuilles, les jeunes pousses et les pédoncules ;
  • retirer rapidement les feuilles porteuses de larves ;
  • éliminer manuellement les larves lors d’attaques limitées ;
  • biner légèrement le sol au pied des rosiers ou des plantes sensibles pour
  • perturber les formes hivernantes.

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