Pyrale du Buis : quels traitements biologiques pour lutter ?

Pyrale du buis

Si vous avez un buis dans votre jardin, il y a de fortes chances que vous ayez déjà croisé son chemin. Elle est discrète, rapide… et redoutablement efficace : la pyrale du buis s’invite sans prévenir et peut transformer un arbuste bien fourni en squelette végétal en quelques jours à peine. Depuis une quinzaine d’années, ce papillon venu d’Asie cause des ravages dans les jardins d’Europe, dévorant sans relâche feuilles et jeunes pousses. Vous avez remarqué des fils de soie dans votre buis ? Des feuilles qui jaunissent ou disparaissent du jour au lendemain ?

Alors, il est temps de faire connaissance avec cet envahisseur. Apprendre à la reconnaître, comprendre son cycle de vie et surveiller ses signes de présence vous aidera à protéger vos plantes… avant qu’il ne soit trop tard. Et nous vous expliquons aussi les meilleures solutions biologiques pour lutter contre ce ravageur du buis.

Comment traiter la pyrale du buis naturellement ?

La lutte par piégeage est l’une des meilleures stratégies pour se débarrasser des Pyrales du buis. Le piégeage peut s’effectuer à l’aide du piège Atrap avec la phéromone Cydalima perspectalis. La confusion sexuelle consiste à saturer l’air avec une grande quantité de la phéromone de synthèse de l’insecte pendant la période de reproduction des adultes afin de désorganiser la rencontre entre les mâles et les femelles qui ne peuvent plus localiser leurs partenaires, réduisant ainsi les accouplements et, par conséquent, le nombre de pontes.

Pour une solution de 1 litre, il faut multiplier les doses en fonction du volume d’eau.

Application de ses solutions suivante Planète Agrobio dès le mois d’avril à septembre.
Une application tous les 14 à 21 jours dès la présence du ravageur.
N’oubliez pas en amont de positionner les pièges ATRAP avec la phéromone Cydalima perspectalis.

Dès l’apparition des premiers vols, la pulvérisation de purin d’ail (100 ml / litre d’eau) additionné de savon noir (10 ml) aura une action répulsive sur le papillon.

Sur le papillon et sa chenille, on privilégie l’application du traitement bio pucerons et araignées rouges (200 ml/ litre d’eau) ajoutée avec du savon noir (10 ml).

En barrière physique, nous vous conseillons d’appliquer le répulsif jardin – terre de diatomée.

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La pyrale du buis, un ravageur originaire d'Asie

La pyrale du buis, ou Cydalima perspectalis, appartient à l’ordre des Lépidoptères. Originaire d’Asie orientale – Chine, Corée, Japon, Inde et Russie orientale – elle a été introduite accidentellement en Europe à la faveur des échanges horticoles, notamment via l’importation de buis asiatiques.

Les premiers signalements européens remontent à 2006 en Allemagne, puis à 2008 en France. Depuis, sa progression fulgurante a touché une grande partie du continent, jusqu’aux îles britanniques.

Son statut d’espèce invasive s’explique par une combinaison redoutable : un cycle de vie rapide, l’absence d’ennemis naturels efficaces sous nos latitudes, et une forte capacité d’adaptation. En moins d’une décennie, elle a transformé les buis en proie vulnérable, même dans les jardins les mieux entretenus.

Quelles sont les plantes hôtes de la pyrale du buis ?

En Europe, la pyrale du buis reste fidèle à un hôte principal : le buis. Qu’il s’agisse du buis commun (Buxus sempervirens), du Buxus rotundifolia ou du Buxus colchica, aucune variété n’est épargnée. Ce lépidoptère s’attaque aux feuilles, aux jeunes pousses et à l’écorce verte des rameaux. Son appétit vorace laisse souvent les buissons à nu en quelques jours seulement.

En Asie, son territoire alimentaire est plus étendu : elle peut également se nourrir de plantes telles que Ilex purpurea, Euonymus japonicus, Euonymus alatus ou Pachysandra terminalis. En revanche, sous nos latitudes, ces hôtes secondaires restent marginaux. Les jardins ornementaux, les parcs publics et les haies taillées sont des refuges idéaux pour l’installation de la pyrale, qui y trouve à la fois gîte et couvert, sans réelle menace pour limiter sa prolifération.

Quels sont les dégâts sur le buis ?

Les attaques de la pyrale entraînent souvent des défoliations impressionnantes, laissant les buis totalement dénudés. Si le buis parvient parfois à reformer un feuillage, une nouvelle génération de chenilles peut rapidement venir aggraver les dégâts. À la longue, les rameaux affaiblis meurent, et l’arbuste finit par dépérir. Une plante affaiblie devient également plus sensible aux maladies fongiques, comme le dépérissement causé par Cylindrocladium buxicola. Dans les jardins comme dans les parcs, les dommages sont aussi visuels qu’écologiques, avec une perte de biodiversité associée aux buis taillés ou aux haies denses.

On peut repérer la présence de la pyrale du buis grâce à plusieurs signes caractéristiques :

  • Des toiles soyeuses visibles dans le feuillage
  • Des feuilles racornies, jaunissantes ou entièrement consommées
  • Des rameaux dont l’écorce verte a été grattée ou dénudée
  • Des petits amas de déjections vert foncé tombées au pied des buissons
  • Des vols de papillons blancs et bruns autour des sources lumineuses la nuit
dégâts chenilles pyrale du buis

Quels sont les facteurs qui favorisent sa prolifération ?

  • Trois générations possibles par an, favorisant une colonisation rapide
  • Absence de prédateurs naturels réellement efficaces en Europe
  • Grande fécondité des femelles, capables de pondre plusieurs centaines d’œufs
  • Adultes nocturnes mobiles, fortement attirés par les lumières artificielles
  • Hivers de plus en plus doux, favorisant l’hivernage des chrysalides
  • Reprise précoce au printemps liée au réchauffement climatique
  • Commerce international de plantes qui a facilité son introduction en Europe

Description morphologique de la pyrale du buis

Découvrons la morphologie de Cydalima perspectalis de à ses différents stades de vie pour mieux la reconnaître sur nos buis :

La chenille

La phase larvaire est la plus dévastatrice. La chenille présente une tête noire luisante, un corps vert clair parcouru de stries longitudinales vert foncé, et des verrues noires portant de longs poils blancs dispersés. À son dernier stade de développement, elle peut atteindre une taille de 40 mm. Non urticante, elle tisse des fils de soie pour former un abri autour des feuilles qu’elle dévore. Cette activité se déroule souvent à l’abri des regards, tant que les dégâts n’ont pas encore dénudé les rameaux.

La chrysalide

La nymphe mesure environ 21 mm. Elle évolue d’un vert clair à un brun plus foncé au fil de sa maturation. Discrète, elle est protégée dans un cocon soyeux mêlé de feuilles. C’est à ce stade que la métamorphose s’opère. Bien camouflée dans les buissons, la chrysalide peut passer l’hiver à l’abri du froid, ce qui favorise la survie de l’espèce dans des régions de plus en plus vastes.

Le papillon adulte

Les papillons peuvent avoir deux types de coloration : la forme bicolore avec des ailes blanc nacré entourées d’une bande brun clair et de couleur entièrement brune. Les deux formes présentent néanmoins chacune une tache en forme de demi-lune sur l’avant de l’aile antérieure. L’envergure varie entre 36 et 44 mm. Il n’existe pas de différence morphologique marquée entre mâles et femelles.

Actif principalement la nuit, le papillon est fortement attiré par la lumière, ce qui explique les vols massifs observés en été autour des lampadaires ou des terrasses éclairées. Suivant les conditions climatiques, on pourra observer de 2 à 4 périodes de vol des papillons de pyrale du buis.

Quel est le cycle de vie de la pyrale du buis ?

Les papillons femelles dont la durée de vie est d’environ 15 jours, pondent leurs oeufs sur les feuilles de buis. L’évolution larvaire est rapide jusqu’à la dernière génération automnale où les jeunes chenilles s’enferment entre 2 feuilles en tissant un cocon. Elles se mettent en diapause jusqu’aux premières chaleurs du printemps où elles reprendront leur activité.

Après l’accouplement, la femelle dépose ses œufs en paquet sur la face inférieur de la feuille. La femelle qui a une durée de vie d’environ 15 jours, pond à plusieurs reprises. Les jeunes chenilles vont se former et quelques jours. Dès leur éclosion, les jeunes chenilles vont se nourrir des feuilles de buis. Celles-ci vont très vite se dessécher et blanchir. Les chenilles plus âgées attaqueront l’ensemble de la feuille pour se nourrir. C’est ainsi que les buis prennent une apparence de dentelles.

Les chenilles vont muer à plusieurs reprises : de quelques mm de longueur à 3,6 cm au dernier stade. A l’automne, les jeunes chenilles de dernière génération vont tisser un cocon entre deux feuilles de buis et passeront ainsi l’hiver en arrêt de développement. Dès les premières chaleurs, au printemps, elles reprendront leur activité et termineront leur cycle. Elles font ensuite se nymphoser pour commencer la formation de la chrysalide d’où émergera un papillon en quelques semaines (été).

Récapitulatif biologique de la pyrale du buis

Fin mars – début avril, la chenille débute sa nymphose.

La première génération de papillon vole entre fin mai – début juin. Les papillons sont nocturnes. Les femelles vivent environ 15 jours.
En France, on constate deux à trois générations par an. Les femelles sont très prolifiques, elles peuvent pondre chacune plus de 2000 œufs !

Les jeunes chenilles hivernent dans une toile entre de feuilles ou des crevasses voisines. Elles passent l’hiver dans des sortes de cocons fait de feuilles et de soies blanches.