Au potager, vous avez peut-être déjà observé sur vos haricots des taches grasses, translucides, qui s’étendent rapidement sur les feuilles et les gousses. Ce que l’on appelle la graisse du haricot est une maladie bactérienne redoutée, capable de compromettre une récolte en quelques semaines si rien n’est fait. Pourquoi apparaît-elle ? Comment la reconnaître à temps ? Et surtout, quelles solutions biologiques pouvez-vous mettre en place pour protéger vos plants sans nuire à l’équilibre de votre sol ?
Qu'est-ce que la graisse du haricot ?
La graisse du haricot est une maladie bactérienne qui touche principalement le haricot commun. Elle est provoquée par la bactérie Pseudomonas savastanoi pv. phaseolicola, responsable de pertes parfois importantes au potager.
La bactérie pénètre dans la plante par les blessures (grêle, frottements, travaux de jardinage) ou par les stomates lorsque les conditions sont favorables.
Le développement de la maladie est favorisé par :
- Des températures fraîches, inférieures à 25 °C
- Une humidité élevée (pluie fréquente, rosée persistante, arrosage sur feuillage)
- Une période allant du début du printemps jusqu’à l’automne
- Des plantes fragilisées ou blessées
Comment est transmis la maladie ?
La graisse du haricot se transmet principalement par les semences contaminées. La bactérie peut persister dans les graines, rester inactive, puis s’activer dès la germination. C’est pourquoi l’analyse ou l’achat de semences certifiées est fortement recommandé.
La dissémination se fait aussi par les éclaboussures de pluie ou d’irrigation, qui projettent la bactérie d’un plant à l’autre. Le contact entre plantes, ainsi que les interventions culturales (taille, récolte, passage entre rangs lorsque le feuillage est humide), facilitent également sa propagation.
Quels sont les symptômes de la graisse du haricot ?
Les symptômes apparaissent sur l’ensemble des parties aériennes du plant.
Sur les feuilles :
- Petites nécroses humides
- Taches jaunes translucides à aspect huileux
- Évolution vers un jaunissement puis un brunissement
- Dessèchement rapide des zones atteintes
- Présence de larges halos vert pâle donnant un aspect chlorotique marqué
Sur les gousses :
- Grandes taches graisseuses grisâtres ou verdâtres
- Parfois présence d’un exsudat abondant
Sur les tiges :
- Taches graisseuses visibles
Avec le temps, le plant s’affaiblit fortement et peut dépérir totalement.
Nos solutions bio contre la graisse du haricot
Nous vous recommandons plusieurs solutions face à la graisse du haricot :
Amélioration des sols pour éviter la stagnation des arrosages ou pluie
Traitement bio contre la graisse du haricot (Pseudomonas savastanoi pv. Phaseolicola)
Les produits à utiliser :
Nous vous conseillons de mélanger les deux solutions. La dose d’emploi pour 1litre de solution : 10 ml chitosan liquide + 100 ml traitement bio maladies des légumes du potager + 890 ml d’eau. (Multiplier les doses en fonction du volume de bouillie désirée).
Agiter la solution avant de la pulvériser sur les cultures à l’aide d’un pulvérisateur
Renouveler l’opération tous les 7 à 21 jours en fonction des conditions climatiques et jusqu’a disparition de la maladie
Pourquoi utiliser des biostimulants pour vos cultures ?
Relancer l’activité de la culture des haricots en appliquant notre biostimulant légumes du potager.
Chez planète agrobio , nous considérons les biostimulants comme les premiers remparts contre les maladies et les ravageurs.
Dose d’emploi pour 1litre de solution : 100 ml biostimulant des légumes du potager + 900 ml d’eau (multiplier les doses en fonction du volume de bouillie désirée).
Agiter la solution avant de la pulvériser sur les cultures à l’aide d’un pulvérisateur
Renouveler l’opération tous les 21 jours
Comment prévenir la graisse du haricot ?
La prévention repose avant tout sur des mesures culturales rigoureuses. Pour limiter les risques :
- Utiliser exclusivement des semences saines et certifiées
- Choisir des variétés présentant une tolérance à la maladie
- Éviter de mouiller le feuillage lors de l’arrosage
- Installer un système d’irrigation au goutte-à-goutte
- Pratiquer un labour profond avant l’implantation
- Respecter une rotation des cultures de trois à quatre ans minimum
Intervenez également uniquement lorsque le feuillage est sec afin de limiter la propagation mécanique. Une gestion rigoureuse dès le semis réduit fortement le risque d’apparition au potager.
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